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Hockey sur glace Quand le hockey de mars s’invite en automne

Biennois et Luganais ont disputé vendredi soir un match qui sentait bon les play-off.

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De toute évidence, les deux demi-finalistes des derniers play-off avaient encore quelques contentieux à régler. Sept mois après, Biennois et Luganais n’avaient pas oublié la fièvre des séries pour le titre. Sinon, comment expliquer que les retrouvailles se soient faites dans une ambiance aussi sulfureuse et que la nervosité ait d’emblée gagné l’arène seelandaise? Pour les hommes d’Antti Törmänen, ce duel devait avant tout servir à rectifier une dernière semaine vierge de point davantage que venger une élimination frustrante en demi-finale de play-off. Les choses étant ce qu’elles sont, le passé ne peut être réécrit.

Le présent, par contre, c’est cette position de leader qu’ils ont à défendre. Après deux revers de suite, la meilleure chose qu’ils avaient à faire pour que leur belle envolée automnale reprenne, c’était de proposer ce qu’ils ont de meilleur, jusqu’à leur corps. Une nécessité, notamment lors de la première demi-heure, lorsque les coups ont plu et que les punitions se sont accumulées. Du hockey de play-off, rugueux à souhait, mais en octobre. Original peut-être, mais pas si surprenant que cela.

Habitués les saisons passées à prendre leurs escapades seelandaises avec légèreté, parfois même avec désinvolture, les Tessinois ne sont pas en position actuellement de sacrifier l’un ou l’autre déplacement sur l’autel de la flânerie. La position de leur opposant, également, n’incite pas – plus – à une quelconque suffisance.

Alors, quand chacun à quelque chose à (se) prouver, les débats gagnent rapidement en intensité. De la période initiale, on ne retiendra certainement pas le doublé de Gregory Hofmann, mais plus ce pugilat général de la 14e minute. A l’origine, une charge maladroite de Julian Schmutz qui a envoyé le pauvre Elia Riva dans le décor d’abord, puis au vestiaire. S’en est suivi une rixe interminable. Onze gaillards – le gardien Merzlikins s’est joint à l’affrontement alors que Jonas Hiller a préféré le rôle de spectacteur - qui en viennent aux mains, ça étonne. Du moins à ce stade précoce de la saison.

Ce qui surprend moins, c’est de retrouver certains récidivistes dans le feu de l’action. Virtuose dans ce genre de conflits virils, Maxim Lapierre a trouvé Kevin Fey – 10 kg et 15 cm de moins – comme principal contradicteur. Les deux hommes ont logiquement vu leur soirée écourtée.

Ce fait marquant aurait pu signaler un tournant. Il n’en a rien été. Bienne a attendu que la tension se dissipe définitivement, soit bien plus tard en fin de tiers intermédiaire, pour utiliser sa détermination à des fins plus utiles. Une poignée de minutes entre la fin de la période médiane et le début de la dernière ont suffi à retrouver ce collectif conquérant que rien, ou presque, n’arrête. Pas même d’obstinés Tessinois.

Créé: 20.10.2018, 10h59

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