Vendredi 23 août 2019 | Dernière mise à jour 01:47

Hockey sur glace Servette: une intervention présidentielle vide de sens

Samedi soir après la défaite 1-0 à Ambri, le président de GE Servette a égratigné Chris McSorley à l'antenne de la RTS.

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La position de Chris MCSorley sur le banc de GE Servette est plus fragile que jamais depuis l’arrivée du nouveau président, Laurent Strawson, à la tête du club l’an dernier.

Les deux hommes ne sont pas, et ne seront jamais, sur la même longueur d’ondes.

Monsieur Strawson suit le club de très près depuis de nombreuses années - où il a occupé diverses positions plus ou moins influentes - et l’a d’ailleurs lui-même reconnu: avant d’en être le président, il est avant tout supporter du club.

Ce dernier point explique en partie sa dernière apparition médiatique, samedi soir par téléphone sur les ondes de la «RTS»: une intervention «à chaud», après un match perdu à Ambri (1-0 après prolongation) auquel il n’avait même pas assisté.

Une prise de parole peu convaincante, durant laquelle il n’avait finalement rien à dire de concret, si ce n’est de rappeler entre les lignes qu’il ne croit pas (ou plus) en Chris McSorley et, par ricochet, très peu aussi en la capacité de l’équipe à relever la tête alors qu’il reste pourtant huit matches à jouer.

Une intervention vide de sens qui cause finalement davantage de tort au président qu’au coach décrié sur la place publique à un moment charnière de la saison des Aigles. Ce n’est d'ailleurs pas la première fois cette saison que le président du GSHC égratigne McSorley dans les médias.

Maintenant qu’il en a le pouvoir, il est compréhensible que le nouvel homme fort du club veuille insuffler un vent nouveau à la position de coach. Peu importe si ce coach, en 15 saisons dans l'élite avec le GSHC, n’a manqué les play-off qu'à deux reprises: en 2006 et 2012.

Il serait toutefois faux de se servir des résultats de GE Servette pour justifier un changement: se retrouver à trois points (!) de la barre, dans un championnat où deux victoires ou défaites de rang suffisent à prendre l’ascenseur au classement, le tout avec une équipe décimée durant toute la saison par les blessures, tient presque de l’exploit.

Même si McSorley peut faire valoir des circonstances atténuantes, son sort sur le banc des Aigles la saison prochaine est vraisemblablement scellé.

En ce sens, l’empressement des dirigeants genevois (et de McSorley aussi...) de voir leur partenaire valaisan, le HC Sierre, accéder immédiatement à la Swiss League, ne tombe pas de nulle part (le président Laurent Strawson était d’ailleurs à la patinoire de Graben samedi soir).

On peut imaginer que l’intention du GSHC sera d’y «parquer» Chris McSorley et son encombrant contrat (valable jusqu’en 2023), tout en conservant l’Ontarien au sein de l’organisation de GE Servette.

Le tout à 190 km des Vernets: loin des yeux, loin du coeur.

Créé: 11.02.2019, 13h19


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