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Hockey sur glace Ce vainqueur de la Coupe Stanley est suisse

L’attaquant André Burakovsky, qui a gagné le trophée de NHL avec Washington en juin dernier, a obtenu sa première licence de jeu dans notre pays. Il évoque les souvenirs de son année passée à Fribourg.

André Burakovsky adorait jouer en Gruyère.

André Burakovsky adorait jouer en Gruyère. Image: Keystone

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Avis aux clubs de National League: si la NHL devait décréter un lock-out durant l’automne 2020 (et l’hypothèse n’est pas farfelue puisque la convention collective sera arrivée à échéance), il ne serait pas sot de courtiser un vainqueur de la Coupe Stanley 2018 qui n’émargerait pas au quota dévolu aux joueurs étrangers.

Le bonhomme s’appelle André Burakovsky, a 23 ans, gagne trois millions de dollars par saison, évolue à l’aile (gauche ou droite) avec les Capitals de Washington, le club qui l’avait repêché en première ronde en 2013. Et il est Suédois. Oui, Suédois, mais il y a un «mais».

Le rapide attaquant, qui vaut 0,5 point personnel par match depuis qu’il évolue dans la ligue la plus prestigieuse du monde, nous l’a expliqué jeudi matin dans le vestiaire des Caps au Centre Bell de Montréal. «J’ai obtenu ma première licence de jeu en Suisse en 1999 quand mon papa, Robert, jouait pour Herisau.» Il fouille dans sa mémoire: «Je n’ai pas vraiment de flash de cette époque, je n’avais que quatre ans. Je me souviens seulement que je peinais à tenir sur mes patins et que je tombais tout le temps.»

«J'y avais mangé mes premières fondues»

Il a un peu plus d’images de l’année suivante quand son père a trimbalé toute sa famille à Fribourg. «Il s’appelait comment le club, déjà?» On le lui souffle. «Ah oui Gottéron! J’y ai disputé mes premiers vrais matches.» Il s’interrompt. «Je me le rappelle maintenant: je demandais tout le temps à mes parents de m’emmener dans un endroit où j’adorais jouer. C’était beau, il y avait plein de montagnes à observer. Gruyère, oui, cela s’appelait Gruyère.» On opine. «J’y avais mangé mes premières fondues.» Plus il en parle, plus les radieux souvenirs de son enfance refont surface, plus ses yeux s’illuminent.

Son père, qui a également sué pour le HC Bienne, était un très bon attaquant, même s’il voyait rarement son gardien à moins de 15 mètres. «C’est lui qui m’a transmis la passion du hockey. Aujourd’hui, il prend du bon temps, il vient d’ailleurs de me rendre visite à Washington.»

André Burakovsky est informé de son statut particulier en Suisse. «Calle Andersson, qui joue avec Berne, est mon meilleur ami. Comme il est dans la même situation que moi (ndlr: Calle est le fils de Peter, ex-défenseur de Lugano), il m’a transmis l’information.» Lui sera-t-elle utile? «Il ne faut jamais dire jamais...»

Deux autres attaquants de NHL de premier plan sont aussi titulaires d’une licence de jeu helvétique: l’Américain Alex Galchenyuk (Coyotes de l’Arizona) et le Danois Nikolaj Ehlers (Jets de Winnipeg).

Créé: 02.11.2018, 11h29

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