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HOCKEY SUR GLACE Vincent Praplan: «Partir et ne plus rentrer»

Vincent Praplan quitte aujourd’hui la Suisse pour tenter sa chance en NHL, à Chicago. Le Valaisan de Kloten ne cache pas son ambition: s’établir outre-Atlantique.

Brillant avec l’équipe de Suisse au dernier mondial, Vincent Praplan a tapé dans l’œil des Chicago Blackhawks.

Brillant avec l’équipe de Suisse au dernier mondial, Vincent Praplan a tapé dans l’œil des Chicago Blackhawks. Image: EQ Images

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Secrètement, Vincent Praplan se doutait bien que ses performances, tant en championnat sous le maillot de Kloten qu’avec l’équipe de Suisse au mondial parisien, susciteraient l’intérêt de recruteurs nord-américains. À 23 ans, le Sierrois sait qu’il est mûr pour faire le grand saut. Lors des deux dernières saisons, il a prouvé qu’il avait les épaules suffisamment solides pour endosser le rôle de leader à Kloten.

Encore fallait-il que ce fameux coup de fil d’une organisation de NHL se matérialise. «Je commençais à me faire à l’idée que ça n’allait plus arriver», nous a-t-il expliqué au moment de préparer ses valises. Le coup de téléphone de son agent a donc ressemblé à un soulagement: les Chicago Blackhawks veulent le voir à l’œuvre dans leur camp d’été et lui proposent un essai d’une semaine. Voire plus, si affinités. «Le timing était surprenant, mais avec mes performances au mondial de Paris, j’avais cet espoir. C’est la première proposition que j’ai eue, détaille-t-il. Je n’ai pas eu besoin de réfléchir bien longtemps. J’ai accepté tout de suite. Je ne sais pas s’il y en aurait eu d’autres, mais cela n’avait pas la moindre importance.»

Une semaine pour prouver

À trois mois du début de saison, les organisations pensent forcément déjà à l’avenir. En plus de tous les joueurs draftés par la franchise de l’Illinois, plusieurs «stagiaires» sont conviés. C’est le cas de Vincent Praplan, qui était passé à travers les mailles du filet lorsqu’il était encore éligible pour un repêchage. «Le but, au moment de partir, c’est de suffisamment leur taper dans l’œil pour ne pas rentrer, rigole-t-il. Cela me met forcément une pression supplémentaire, car j’ai toujours dit que jouer en NHL était un objectif. Je ne prends pas cela comme un bonus, mais pour une récompense du travail accompli.»

Durant une semaine, l’ailier international suisse se frottera donc aux espoirs des Blackhawks. Au cours de son développement, le Sierrois avait disputé une saison en Ontario Hockey League. C’était à North Bay, de l’autre côté des Grands Lacs bordés, à quelques coups de patins de Chicago. Il sait donc que son jeu est «NHL-compatible». «Je ne vais pas être surpris par l’agressivité ni par les surfaces de jeu, rassure-t-il. Je sais que le style de jeu est plus dur qu’en Suisse, mais cela ne me fait pas peur. Il n’y aura rien de nouveau.»

Pour être certain de savoir où il mettait les patins, Vincent Praplan a pris la peine de se renseigner auprès de Sven Andrighetto (Colorado). «Il m’a forcément encouragé à tenter cette expérience. Je sais un peu mieux où je vais, même si c’est forcément un saut dans l’inconnu, car je ne connais aucun autre des 43 joueurs invités. Mais au bout du compte, ce n’est qu’un camp de hockey.»

Ce «que» ne doit pas masquer ses ambitions. Vincent Praplan sait que son avenir peut se jouer à Chicago la semaine prochaine.

Créé: 14.07.2017, 16h16

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