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Motocyclisme Asphalte, quels sont tes secrets?

Le nouveau revêtement qui recouvre le circuit de Jerez de la Frontera interpelle les pilotes MotoGP. Qui aimeraient tant savoir...

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Pour une fois, les «petits» ont été mieux servis: si les teams Moto3 et Moto2 ont découvert le nouvel asphalte du circuit de Jerez de la Frontera fin février, c’est la grande inconnue pour les «grands» de la classe MotoGP. Et quand on sait que le mariage parfait entre machine et revêtement reste l’un des éléments essentiels du succès, on imagine bien que ces Messieurs aimeraient déjà être plus vieux de quelques heures.

La preuve par le leader du championnat du monde après trois courses, Andrea Dovizioso (Ducati): «Le nouvel asphalte, c’est bien sûr la clef du week-end. Ces dernières années, j’ai souvent connu des soucis ici. J’espère que dès vendredi matin, une nouvelle histoire commencera.»

Précision: les équipes MotoGP resteront un jour de plus en Andalousie, avec un lundi de tests attendu par beaucoup. Ainsi, derrière le box du team Red Bull KTM Tech3 d’Hervé Poncharal, on a découvert deux grandes caisses sur lesquelles il est inscrit: «A n’ouvrir qu’après la course, en vue des essais de lundi.» Chez KTM, on est bien décidé à diminuer l’écart actuel qui sépare les motos autrichiennes de leurs concurrentes.


UN «LÜTHILAND» PUISSANCE 10!

A chaque victoire sur un nouveau circuit, Jorge Lorenzo va y planter, dans son tour d’honneur, un drapeau à ses couleurs pour bien montrer qu’il a ajouté un terrain supplémentaire à son «Lorenzoland». Thomas Lüthi n’est pas aussi expressif. Reste que son empire continue de s’élargir. Le «Circuit of the Americas», à Austin (Texas), où il a gagné il y a trois semaines, est ainsi le dixième sur lequel Tom s’est imposé en championnat du monde, après Le Mans (4 succès), Brno (2), Sepang (2), Phillip Island (2), Motegi (2), Valence, Doha, Silverstone et Misano. Parmi les terrains qui lui restent à conquérir: Jerez de la Frontera (3 podiums), Mugello (4), Assen (3), Sachsenring (1), Red Bull Ring (1), Aragon (0) et Buriram (0). Puis, mais au mieux seulement l’an prochain, Termas de Río Hondo (1 podium).


DUPASQUIER: UNE PREMIÈRE ATTENDUE

Le Fribourgeois Jason Dupasquier et sa famille attendent cette première depuis longtemps: sélectionné pour participer l’an dernier à la Red Bull Rookies Cup – la formule de promotion qui compte dans le motocyclisme moderne –, Jason avait dû faire l’impasse sur la saison 2018, après avoir été victime d’un grave accident début mars. «Enfin, j’y suis», sourit Dupasquier, qui a terminé dimanche 10e de la première des deux courses du mondial Moto3 de Valence, avant de tomber dans le premier tour de la deuxième manche: «Un highside. Je suis monté assez haut dans les airs», grimace le Fribourgeois. Bien que retombé lourdement sur les genoux, Jason sera en piste ce week-end. Comme un autre Suisse, l’Argovien Noah Dettwiler.

Dernière précision concernant les Dupasquier: le papa de Jason, Philippe, 25 titres de champion de Suisse de cross et de supermoto à son palmarès, mais aussi vainqueur en GP cross 125 cm3, a décidé, l’année de ses 45 ans, de mettre un terme à sa carrière personnelle: «J’ai trop de boulot avec Jason et Bryan», rigole le chef de clan. Bryan, le petit frère, découvre cette année les courses de vitesse dans le cadre de l’European Talent Cup.


QUAND LE COURRIER ARRIVAIT EN RETARD...

La Municipalité de Jerez de la Frontera, via Mme la Maire Mamen Sánchez (au centre), a remis pour la deuxième fois ses «Prix de la ville des moteurs». Ont été honorés: Marc Marquez (3e depuis la g.) – il avait remporté sa première victoire importante en championnat d’Espagne le 17 juin 2017 sur le circuit andalou –, Jorge «Aspar» Martinez (1er à g.) – un exemple pour de nombreuses générations – et Dani Pedrosa (à dr.), pour l’ensemble de son œuvre. Autre récipiendaire: Jesús Benitez (2e depuis la g.), qui officiait comme facteur dans ce qui était alors une région très pauvre d’Andalousie lorsque, en 1985, le circuit a été construit: «Pour un gamin de 20 ans né dans les montagnes proches, c’était un autre monde. C’est devenu ma passion.»

Le courrier arrivait alors avec de plus en plus de retard, parce que Jesús passait de plus en plus de temps au circuit: premiers articles dans les journaux de la région, il devient bientôt «Monsieur Moteur» au plus important quotidien sportif espagnol, «Marca», pour qui il suivra tous les GP moto et de F1. «On m’attribue aujourd’hui ce prix, mais c’est moi qui devrait récompenser le circuit», confie-t-il, ému.

Créé: 02.05.2019, 21h49

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