Vendredi 6 décembre 2019 | Dernière mise à jour 15:34

Motocyclisme GP des Amériques: alerte en Moto2!

Tom Lüthi était en passe de se qualifier sur la première ligne lorsqu’il a connu un problème de changement de vitesses. Et il n’est pas le premier à qui cela arrive...

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Il a rapidement lancé le mot de Cambronne. Puis s’est repris, parce qu’il est un garçon poli. Mais il est aussi un pilote expérimenté, qui comprend rapidement les choses et leurs conséquences possibles: «J’étais rouge, rouge, rouge – le plus rapide dans les trois premières portions du circuit – lorsque je me suis retrouvé au point mort, en voulant changer de vitesse. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive avec cette nouvelle moto et je ne suis pas le seul. Il faut absolument qu’Extern Pro – l’entreprise qui assure la maintenance des moteurs Triumph qui équipent désormais les Moto2 – se penche sur le problème. Car si cela arrive en peloton, tu n’as aucune chance d’en réchapper. Dommage, mais la vitesse de base est là et en cette curieuse journée, j’ai réussi à diminuer l’écart qui me sépare de Marcel (Schrötter, son équipier, qui s’élancera de la pole)


JEU D’ÉQUIPE ET...

Les deux hommes ont roulé ensemble pendant toute la séance, un plan prévu? «Non, pas vraiment. La seule chose que nous avons décidée, depuis le début de la saison, est simple: si nous nous retrouvons ensemble et que celui de derrière est plus rapide, il passe, celui qui mène ne le gêne pas. Et ça fonctionne. Le problème, aujourd’hui, c’est que la «bande à Rossi» - Luca Marini et Lorenzo Baldassari - a joué au chat et à la souris avec nous, parce qu’ils voulaient absolument s’accrocher. Cela m’a d’abord énervé, mais rapidement je me suis dit que comme nous n’avions que quinze minutes, il fallait laisser les pneus en température et ne pas couper volontairement», explique Tom.

Ce dimanche soir, il s’élancera du côté de la deuxième ligne, avec le quatrième temps, son équipier allemand juste devant lui, en pole position.


UN GÂTEAU INDIGESTE

«C’est bien de s’élancer de la dernière ligne de la grille pour un 200e départ»: Dominique Aegerter est totalement abattu. En cette très curieuse journée – en raison des fortes pluies, les troisièmes séances d’essais libres programmées en matinée ont été annulées -, «Domi» a connu le pire lors de la Q1, qui a rassemblé les pilotes qui ne figuraient pas dans le top 14 vendredi soir. Premier à entrer en piste, il a aussi été le premier à revenir à son stand: «La moto était inconduisible, des vibrations terribles, j’étais incapable de freiner.» Son équipe a cherché... sans trouver et quand il a pu repartir, c’était pour deux tours à très petite vitesse: «Je crois que le moment est venu d’écrire un livre», lance-t-il, dépité. Et quand on lui rappelle qu’il a déjà eu droit à une biographie, fin 2014, il répond: «Je sais, mais cette fois, j’aimerais raconter tout ce qui m’est arrivé à l’interne dans mes différentes équipes», souffle-t-il. Amer anniversaire.


HONDA ET KTM: LE COUP DE FOURCHETTE

On s’y attendait après le «Ducatigate» du Qatar, deux constructeurs supplémentaires ont adopté cette fameuse «fourchette» installée sur le bras oscillant, devant le pneu arrière. Honda comme KTM – la marque autrichienne avait été la plus acerbe à Doha, lors de la réclamation face à Ducati – ont donc homologué un élément de «renfort du bras oscillant», le terme utilisé puisque l’apport d’une pièce à des fins aérodynamiques hors du carénage est interdit pas les règlements. Mais Marc Marquez, lui-même, ne s’en cache pas: «Oui, j’ai utilisé pour la première fois ce renfort, comme on doit le dire, mais il est certain que cette pièce a un effet aérodynamique en ajoutant de l’appui sur l’arrière.» On a aussi vu quelque chose d’étrange, vendredi, sur la Yamaha de Valentino Rossi, qui n’aurait pourtant pas insisté.


QUAND LE CIEL SE FÂCHE

Les deux principaux championnats du sport motocycliste de vitesse ont connu, à des milliers de kilomètres de distance, un samedi très particulier. A Assen, aux Pays-Bas, pour le rendez-vous du mondial SBK – vainqueur à Aragon il y a deux semaines, Randy Krummenacher partira de la pole position en Supersport -, c’est la neige qui s’est invitée, obligeant les organisateurs à annuler la première course Superbike.

A Austin, au Texas, la pluie a commencé dans la nuit et s’est poursuivie dans la matinée, noyant les routes d’accès au circuit des Amériques et sa piste bosselée et vallonnée. D’abord retardé, le programme a ensuite été modifié et les séances programmées avant midi ont été annulées. L’après-midi, les qualifications ont pu se dérouler normalement. Enfin, presque, parce que cette fois, c’est un vent très violent qui a semé la pagaille. Mais grâce à lui, le ciel s’est nettoyé. Il fera beau dimanche.

Créé: 14.04.2019, 09h17

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