Lundi 14 octobre 2019 | Dernière mise à jour 22:04

Motocyclisme La légende d'Assen plus vivante que jamais

Tout a déjà été dit, tout a déjà été écrit sur le «Dutch TT», la plus ancienne course du calendrier mondial. Lieu de révélations, de drames, d’histoires et de règles.

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Règle numéro 1: «Il se passe toujours quelque chose à Assen.» En 2019, on a vu Jorge Lorenzo se blesser – il est de retour au Tessin, où il est installé, engoncé dans un corset, conséquences de deux fractures de vertèbres dorsales. On a vu Maverick Viñales offrir la première victoire de la saison à Yamaha et Fabio Quartararo monter pour la deuxième fois d’affilée sur un podium MotoGP. On a vu, malheureusement, la troisième élimination sur chute de suite – en Catalogne, il n’a rien pu faire, emporté comme Dovizioso et Viñales par l’action de Lorenzo – de Valentino Rossi. Un troisième zéro qui lui a fait mal – pas physiquement, par bonheur -, mais bien à son moral. On a surtout vu la course Moto2 la plus folle de l’histoire récente, qui a sacré un nouveau vainqueur – Augusto Fernandez – et qui a permis à Tom Lüthi, miraculé de ce GP, de se hisser en tête du classement provisoire du championnat.


Règle numéro 2: «Celui qui...»

Les anciens le disent et n’oublient pas de le rappeler lorsque ça les arrange: «Dans plus de 80% des cas, celui qui est en tête du championnat au soir d’Assen est couronné champion du monde en fin de saison.» En Moto3, l’Espagnol Aron Canet compte 7 points d’avance sur l’Italien Lorenzo Dalla Porta; il a pour lui une déjà bonne expérience, il est surtout le seul à avoir marqué des points à chaque GP depuis le début de la saison. Un signe.

En MotoGP, le leader du championnat après ce GP des Pays-Bas reste bien sûr Marc Marquez; son avance sur Andrea Dovizioso a encore augmenté puisqu’il se monte à 44 points (quasi deux courses de réserve), ce qui a réveillé quelques-uns de nos confrères italiens qui remettent en question la position de «premier pilote» d’Andrea, face à Danilo Petrucci. Marquez couronné une nouvelle fois à la fin de l’année? Seul Marc peut battre Marquez, on le dit et on le répète. A Assen, il a compris qu’il se retrouvait sur le terrain de Yamaha et que Viñales voulait plus que tout gagner; il a laissé faire dans les derniers tours. Un signe, là aussi.


Moto2: Et si c'était vérifié?

Reste la classe Moto2, qui nous intéresse logiquement au premier plan. Et si la règle qui dit que... était vérifiée? Et si Tom Lüthi, quatorze ans après son sacre en 125cm3, coiffait en fin de saison une deuxième couronne mondiale? Aux Pays-Bas, il a connu un week-end difficile, comme tous ses adversaires. Avec son équipe, il n’a cessé de progresser techniquement, opérant même des modifications entre le warm-up dominical et la course: «La meilleure moto du week-end, je l’ai eue au bon moment», dit-il. Il a certes connu quelques soucis en début de GP – «la première vitesse sortait, je me retrouvais au point mort» -, mais il a surtout été chanceux à cinq tours de la fin, lorsque Xavi Vierge est tombé juste devant lui et que Tom, qui a touché la moto à terre de son adversaire espagnol, est resté en selle par miracle. Et un miracle en course, ajouté à l’auto-élimination de deux de ses principaux adversaires, ce sont des signes...


MV-Agusta: un sacré bon coup

Il y avait de la joie dans le camp MV-Agusta à la fin de cette course marquée par de nombreuses chutes: l’Italien Stefano Manzi (il avait dû s’élancer de la dernière place de la grille, à la suite de l’accident qu’il avait provoqué vendredi et qui a eu pour victime l’Indonésien Pratama – sérieuse commotion, il est revenu dans le paddock) et Dominique Aegerter ont terminé respectivement septième et neuvième: «Nous avons passé les deux journées d’essais à chercher les réglages idéaux, sans jamais les trouver. Mais soudainement, en course, la moto s’est beaucoup mieux comportée», explique Domi. Qui retrouvera, le week-end prochain, le circuit du Sachsenring, celui de sa plus grande victoire.


Dupasquier: de mieux en mieux

Huitième samedi, cinquième dimanche, cinquième du classement intermédiaire d’un championnat qui semble d’ores et déjà promis à l’Espagnol Carlos Tatay: le Fribourgeois Jason Dupasquier (18 ans) est devenu une des valeurs sûres de la Red Bull Rookies Cup, «la» formule de promotion idéale. Dans la seconde course d’Assen, il a figuré en permanence dans le peloton de tête, observant intelligemment ses adversaires; il termine à une demi-seconde du vainqueur. Le jeune Soleurois Noah Dettwiler (14 ans), victime de deux chutes samedi, termine 18e dimanche. Les espoirs de la vitesse seront eux aussi présents en Allemagne, le week-end prochain.

Créé: 01.07.2019, 10h09

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