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Motocyclisme Tom: un an après...

Il y a douze mois, la saison de Tom Lüthi se terminait douloureusement à Sepang. Le début, pour lui, d’une période bien difficile.

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«J’ai envoyé mes bons vœux à mon physiothérapeute, parce que depuis l’an dernier, je sais qu’il célèbre son anniversaire le 1er novembre. Ce jour-là, en 2017, il était à mes côtés à l’hôpital»: Thomas Lüthi a de nombreux souvenirs du circuit de Sepang, en Malaisie.

Des très bons – deux victoires, une en 125 cm3, l’autre en Moto2 – et des très douloureux, avec l’accident mortel de son copain Marco Simoncelli une heure après son triomphe de 2011, et cette blessure lors des essais qualificatifs de l’an dernier, alors qu’il jouait le tout pour le tout face à Franco Morbidelli: «Au début de cette année, je ne me rendais pas compte à quel point cet accident allait avoir des conséquences sur ma saison; j’avais perdu les premiers tests MotoGP, mais j’ai aussi dû adapter ma préparation hivernale à ma rééducation. Cela dit, Sepang est aussi l’endroit où je suis monté pour la première fois sur ma Honda MotoGP, en février, c’est dire que nous commencerons les essais avec une bonne base de travail.»

Du temps de gagné pour la mise au point? «Ce sera très intéressant de voir cela, en effet. Parce que depuis ces premiers tests, j’ai compris pas mal de choses même si, les résultats le disent, je n’ai pas encore tout compris. Je me rappelle qu’en février, nous avions commencé avec un minimum de puissance; désormais, nous adoptons des choix de cartographie plus offensifs. Idem pour le frein moteur.» Entre l’Australie et la Malaisie, Tom a fait un «long» détour par la Nouvelle-Zélande, pour une opération promotionnelle de l’un de ses équipementiers: «C’était très intéressant. Ce que j’ai vu m’a conquis: les Néo-Zélandais adorent vivre dehors, le ski, le vélo, le surf, la voile, tout cela me parle. Et il n’est pas impossible que je me décide d’y passer quelques jours de vacances cet hiver.»


LORENZO EST DE RETOUR: POUR COMBIEN DE TOURS?

Opéré il y a quelques jours de son poignet gauche – chute à Buriram, en Thaïlande -, l’Espagnol de Lugano Jorge Lorenzo a débarqué mercredi à l’aéroport international KLIA, à Kuala Lumpur, à quelques kilomètres du circuit qui accueille dimanche le GP de Malaisie: «Je me sens mieux qu’au Japon, j’ai plus de force, mais il est certain que la mobilité de mon poignet n’est pas encore à 100%. Je vais rouler vendredi matin et je verrai alors si cela vaut la peine d’insister.» Le pilote de test, donc le remplaçant désigné du team officiel Ducati, Michele Pirro, est également présent. Au cas où. En Australie, c’est Alvaro Bautistá qui avait piloté la moto de Lorenzo, terminant brillamment quatrième de la course... quand bien même sa carrière en GP se terminera dans deux semaines, au soir de la finale de Valencia.


MOTOE: LA LISTE DES PILOTES SERA CONNUE LE 13 NOVEMBRE

«Il est moins facile qu’imaginé de trouver des pilotes»: président de l’IRTA, l’Association des teams de GP, le Français Hervé Poncharal a droit à deux places dans la futur Coupe du monde de MotoE, dont les courses se dérouleront sur cinq GP – Jerez, Le Mans, Sachsenring, Red Bull Ring et Misano – l’an prochain. 18 pilotes seront en lice. Problème: il faut trouver des accords avec les employeurs parallèles des futurs électriciens, la plupart étant engagés dans d’autres championnats (endurance, championnat de France, etc). A notre connaissance, 13 des 18 élus – dont Jesko Raffin – seraient d’ores et déjà fixes: «La liste officielle sera publiée le mardi qui précède le GP de Valence, soit le 13 novembre», précise Poncharal.


OÙ L’ON REPARLE DE ROMANO FENATI

Rappelez-vous: un geste crétin et dangereux, puis la polémique. C’était à Misano, lors du GP de San Marino & della Riviera de Rimini Moto2 et Romano Fenati, qui avait déjà eu des noises avec son compatriote Stefano Manzi, s’était porté à sa hauteur pour, de la main gauche, tirer le levier de frein avant de son concurrent. Drapeau noir, mise à la porte immédiate par son team, contrat 2019 annulé, deux courses de suspension – punition qui allait être triplée après un rendez-vous au siège de la F. I.M., la Fédération internationale, à Mies (VD) – et une suspension de licence de 8 mois décidée par la Fédération italienne. Fin de carrière? De moins en moins sûr. Il y a quelques jours, Romano Fenati, accompagné de trois avocats, s’est présenté devant le procureur de la Fédération italienne, Antonio De Girolamo: «Nous ne voulons pas crucifier Fenati, mais pas plus faire croire qu’il ne s’est rien passé. Durant le procès, Romano s’est excusé; certains, dans la même situation, ne le font pas. Nous avons trouvé un accord avec ses défenseurs pour une diminution d’un tiers de sa peine.» De 8 mois, elle passe à 5 mois et 10 jours: Romano Fenati retrouvera ainsi sa licence le 21 février 2019. Le premier GP de la nouvelle saison, au Qatar, est fixé au 10 mars.

Créé: 01.11.2018, 11h37

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