Dimanche 8 décembre 2019 | Dernière mise à jour 21:13

Motocyclisme Tom et Domi, tout les oppose

Même s’ils avaient connu une cohabitation réussie à l’époque où un team suisse existait, Lüthi et Aegerter évoluent désormais dans deux mondes.

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Comme au Mans, comme en Italie, Tom Lüthi va s’élancer du milieu de la première ligne de la grille de départ pour ce GP de Catalogne Moto2 (ce dimanche à 12h20). Comme en France, comme au Mugello, on peut logiquement penser qu’il prendra rapidement la tête. Après? On espère bien sûr mieux que sur le circuit qui accueille ce week-end les 24 Heures automobiles et sur le tracé toscan. Lui aussi. Tom Lüthi est serein, souriant. Il sort de son stand, s’assied sur un scooter, s’appuie sur le camion de son team, histoire de se ménager un peu d’ombre. Le voilà bavard, ce qui est un signe.

Thomas Lüthi était serein et souriant après les qualifications. Image: Keystone.

Mieux qu’au Mans (25e) et comme sur le Mugello (21e), Dominique Aegerter partira de la septième ligne de cette même grille de départ. Comme en France et comme en Italie, on attend de sa part qu’il regagne assez de places pour entrer dans le top 15. Dominique Aegerter est devenu philosophe. A chaque explication de sa situation, il doit choisir ses mots, insister sur le travail réalisé par son équipe. On le retrouve dans l’hospitality de son équipe, derrière une table. Il ne parle pas beaucoup, ce qui est un signe.

D’un côté, le team allemand Dynavolt Intact: beaucoup de sérieux, énormément de travail, tout pour la performance, mais dans une ambiance familiale qui sied parfaitement à Tom, une fois la mission de tous terminée. De l’autre, l’équipe italienne Forward: tout pour l’image, via l’emprunt de la marque MV-Agusta, beaucoup de volonté, certainement, mais des moyens techniques qui sont incomparables. L’un est favori pour le titre, l’autre espère un miracle.


Thomas Lüthi «rassuré»

Deuxième des qualifications – pour la troisième fois d’affilée -, Tom Lüthi est bien l’ambassadeur de la précision suisse. Et cette force, cette régularité dans la performance, sont à coup sûr des atouts qui peuvent être décisifs dans la conquête du titre mondial, en novembre: «Ce matin (samedi), j’ai immédiatement été rassuré, parce que le travail effectué par l’équipe suite à la première journée d’essais libres est payant. Vendredi, j’étais devant, mais au prix d’une grosse prise de risques; ce samedi, le feeling est bien meilleur, même cet après-midi, alors que la température augmentait encore. Être en première ligne, c’est très bien, mais la course, ça sera une autre histoire, sur ce revêtement qui s’est certes amélioré en 24 heures, mais qui est toujours très peu adhérent.»


Aegerter: «C'est un projet jeune»

Comme quasi toutes les équipes de la catégorie, le team Forward MV-Agusta avait testé sur ce circuit Catalunya au surlendemain du GP de France: «Vendredi, la piste était dans un tel état que nous étions loin des chronos que nous avions réalisés en mai. Ce matin, c’était mieux. Mais dans une catégorie où les écarts sont si serrés, tout se joue sur des détails. Je suis déçu, parce que je n’ai pas réussi, de peu, à passer en Q2 (la phase décisive des qualifications, qui rassemble les dix-huit plus rapides). Notre projet est encore très jeune, il est souvent difficile de savoir quelle direction nous devons prendre», avoue Aegerter. Qui n’a pas évité une petite chute vendredi. Et dont le but est clair: «Toujours le même: quelques points!» La saison risque d’être longue...


Joyeux anniversaire GP!

Le 13 juin 1949, le Tourist Trophy 350 cm3 devenait la première course de l’histoire des GP du championnat du monde F.I.M. des courses sur route. A l’occasion de ce septantième anniversaire, le président de la Fédération internationale, le Portugal Jorge Viegas, a rappelé les deux axes principaux de la mission de la F.I.M. en matière de compétition: «Proposer des courses dans des conditions de sécurité toujours meilleures et les ouvrir aux pilotes les plus doués de la planète, sans tenir compte de leur passeport.»

Le président a remis un souvenir aux partenaires actuels du système – Dorna pour la promotion, l’IRTA (Association des teams) pour la gestion des équipes, le MSMA (Association des constructeurs) pour les concurrents. Le même souvenir a été remis au Tessinois Luigi Brenni qui, lors de ses années passées à la tête de la Commission des courses sur route de la F.I.M. a été «le premier à vouloir moderniser les GP». Agé aujourd’hui de 79 ans, Luigi Brenni a été chaleureusement applaudi quand il a dit à tous: «Continuez ainsi!»

Anecdote: des gens présents dans le paddock de Catalunya, le Tessinois est le seul à avoir assisté à un GP l’année de l’introduction du championnat du monde. C’était, à Monza, le 4 septembre 1949: «J’avais 9 ans, mon père m’avait emmené à l’autodromo; il était un fan de Nello Pagani (Gilera), moi j’étais passionné par Leslie Graham (AJS).» A la fin de la saison (on prenait alors en compte les trois meilleurs résultats de chaque pilote), Graham devenait le premier champion du monde 500 de l’histoire. Pour un point face à Pagani...

MotoGP sous haute pression

Fabio Quartararo en pole position – sa deuxième en MotoGP! -, les Yamaha qui retrouvent des couleurs alors qu’on attend la venue du président et directeur représentatif de Yamaha Motor Co, l’honorable Hiroyuki Yanagi, la tension est montée d’un cran ce samedi. Dans le camp Ducati, Jack Miller a compris qu’il ne remplacerait pas Danilo Petrucci dans le team officiel l’an prochain – la prolongation du contrat du vainqueur du GP d’Italie devrait être officialisée avant les vacances.

Deuxième pole position pour le Français de Yamaha Fabio Quartararo. Image: AFP.

Chez Yamaha, Maverick Viñales – 3e chrono – a été pénalisé de trois places, pour conduite jugée irresponsable: croyant avoir vu se baisser devant lui le drapeau à damier signifiant la fin de la séance qualificative, il s’est mis au ralenti au milieu de la piste, alors que Quartararo arrivait.

Et chez Honda? Jorge Lorenzo a gêné Marc Marquez dans un tour rapide du champion du monde. Celui-ci, par de grands gestes, a fait comprendre à son voisin de stand qu’il n’était pas content, Lorenzo se serait excusé un peu plus tard... avant que Marquez ne se demande pourquoi son adversaire n’était pas, lui aussi, pénalisé. Réponse de Monsieur Jorge: «Je n’entre pas dans la polémique...» Il fera chaud, ce dimanche en Catalogne.

Créé: 16.06.2019, 08h44

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