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Voile La Route du Rhum en chiffres

Pour son 40e anniversaire, la plus mythique des transatlantiques rivalise de démesure. Le tour du propriétaire, chiffres à l'appui.

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Vous en conviendrez, c'est la solution de facilité: au moment de mettre en perspective la démesure de l'édition 2018 de la Route du Rhum, rien de mieux que quelques chiffres bien sentis pour se faire une idée du schmilblick.


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Comme le nombre d'amateurs de sensations fortes au départ de 11e édition de la Route du Rhum qui se déroule tous les quatre ans. Onze nationalités sont représentées, pour une moyenne d'âge globale de 47 ans - oui la voile est un sport d'expérience. Bob Escofier est le doyen de la flotte (69 ans) alors que Nils Boyer est le benjamin (24 ans). Le Genevois Alan Roura fait également partie des plus jeunes skipper (25 ans). Seulement 5% du peloton est féminin, mais c'est un chiffre en constante hausse.


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Comme, en mètres, la longueur du maxitrimaran «Edmond de Rothschild», barré par Sébastien Josse. A l'instar d'Armel Le Cléac'h («Banque Populaire») ou de François Gabart («Macif»), le Niçois emmènera seul un véritable monstre marin, capable de voler sur les flots au grand large. «On est des pionniers, explique Josse. Pour vous dire, j'ai navigué à peine quatre jours en solitaire sur ce bateau pour l'instant. Et mes concurrents encore moins. C'est comme si vous vous présentiez au départ d'un marathon en n'ayant jamais couru plus de 10 kilomètres.» Pour mieux comprendre comme la voile moderne s'est émancipée des principes archimédiens, la vidéo ci-dessous fera un parfait office.


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Comme l'âge du Rhum, comme on appelle la plus mythique des transatlantiques. En 1978, Mike Birch à bord d'«Olympus Photo» avait mis 23 jours et 6 heures pour rallier Pointe-à-Pitre au départ de Saint-Malo.

En 2014, lors de la dernière édition, Loïck Peyron a mis 7 jours et 15 heures. Cette année, les prévisions de la direction de course annoncent prudemment que les meilleurs mettront moins de six jours. Ici, les plus réalistes prédisent que la barre des cinq jours pourrait être franchie.


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Comme, en mètres, la taille des vagues annoncées dans l'Atlantique nord: c'est qu'une très vilaine dépression rôde dans le coins. Si le départ dimanche à 14h devrait se dérouler dans des conditions stables, c'est ensuite que l'histoire risque de se gâter. Un fort coup de vent 70 à 80 km/h déboulera dans la nuit de lundi à mardi avec des rafales jusqu'à 110 km/h.

Si les quelques plus rapides devraient pouvoir se glisser juste devant le passage de la dépression, le gros de la flotte va prendre cher. La direction de course a dores et déjà recommandé de s'abriter dans les ports si les conditions devenaient dangereuses. Plus que les vents tempétueux, les spécialistes promettent une mer croisée, et donc une houle où les creux pourraient atteindre 12 mètres.

Créé: 03.11.2018, 14h22

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