Vendredi 13 décembre 2019 | Dernière mise à jour 04:44

Ski alpin «C’est dans les moments difficiles qu’il faut être bon»

Marius Robyr, patron des courses de Coupe du monde de Crans-Montana, est logiquement déçu du report de la descente et de l’annulation du combiné.

Marius Robyr: «Si la sécurité des athlètes n’est pas assurée, il est exclu qu’une course ait lieu.»

Marius Robyr: «Si la sécurité des athlètes n’est pas assurée, il est exclu qu’une course ait lieu.» Image: Keystone

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Aux alentours de 9h, ce samedi matin, la nouvelle est tombée: la descente dames de Crans-Montana est reportée du samedi au dimanche, entraînant du même coup l’annulation du combiné alpin.

La neige, tombée en abondance durant la journée de vendredi ainsi que durant la nuit, a rendu le travail de préparation de la piste titanesque. Au-dessus des forces des bénévoles engagés sur les pentes du Haut-Plateau.

- Marius Robyr, quels éléments ont empêché la descente de se dérouler normalement?

«Au sommet de la piste, il est tombé 2m20 de neige, dont 90 cm durant la nuit dernière. Du coup, il a fallu miner pour faire descendre la neige, qui menaçait certains passages. Sur la piste, le fantastique travail des 500 personnes engagées a pu rendre la ligne de course praticable, mais les espaces de sécurité n’ont pas pu être déneigés. C’était trop.»

- A-t-il été facile de prendre la décision de conserver la descente au détriment du combiné alpin?

«Tant la FIS que nous, organisateurs, nous avons privilégié cette option assez rapidement, même si toutes les solutions ont été mises sur la table lors de nos réflexions. Nous allons tout faire pour que cette descente ait lieu dimanche. Ensuite on s’attaquera à la préparation du slalom.»

- On vous sent un peu déçu, non?

«Evidemment, mais je suis surtout déçu pour toutes les personnes qui donnent de leur temps depuis le début de la semaine pour faire de ce week-end un événement incontournable. Mais c’était la bonne décision, car si la sécurité des athlètes n’est pas assurée, il est exclu qu’une course ait lieu.»

- La météo ne semble pas véritablement vouloir vous offrir du répit. Comment allez-vous gérer les prochaines précipitations?

«C’est la loi lorsque l’on pratique un sport dans la nature. Il faut faire avec. Nous allons donc redoubler d’efforts pour que les courses de dimanche et lundi aient lieu. Mais si, à 6h du matin, on voit qu’il y a encore des paquets de neiges, on annulera à nouveau. C’est dans les moments difficiles qu’il faut être bon!»

- Quelles conséquences a cette annulation sur les finances globales de votre manifestation?

«Je chiffrerais le tout à une perte de 200'000 francs. On ne doit pas distribuer de prize money, mais on ne reçoit pas non plus l’argent des droits de retransmission. Pour tout le reste, nous sommes assurés, et nous devrons nous lancer dans de longues discussions avec les assurances.»

Créé: 13.02.2016, 10h34

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