Dimanche 16 décembre 2018 | Dernière mise à jour 21:30

Ski alpin Paniquée, Shiffrin a voulu sauter du télésiège

Un professeur de ski de St-Moritz se souviendra longtemps de sa rencontre avec la championne Mikaela Shiffrin.

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Capture d'écran. Image: Instagram

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Professeur de ski à St-Moritz, Andrea Pedrazzetti a vécu des moments intenses lorsque le télésiège qui l’emportait vers les sommets mercredi est tombé en panne. Or, à ses côtés, se trouvait la reine du ski mondial, Mikaela Shiffrin. Qui, prise de panique, a voulu sauter d’une hauteur de 12 mètres.

Ce sont nos confrères de «Blick.ch» qui ont recueilli le témoignage du moniteur: «J’ai bien sûr reconnu Mikaela et je savais qu’elle était à l’entraînement; habituellement, les stars de la Coupe du monde aiment bien être seuls dans ces moments, je ne voulais donc pas la déranger. Mais quand j’ai vu qu’elle occupait avec sa maman un siège à quatre places, j’ai dit à un copain: okay, on y va!»

Andrea Pedrazzetti n’imaginait pas ce qui allait suivre: «Durant les premières minutes, nous étions silencieux. Puis j’ai demandé à Mikaela si j’osais faire un selfie avec elle, elle a accepté et nous avons parlé de sa victoire à Lake Louise, mais aussi de son équipement. C’est à ce moment précis que le télésiège s’est arrêté. Un message est immédiatement passé via les haut-parleurs installés sur les poteaux de soutien: «Problème technique, restez calmes!» Quand le télésiège est parti en marche arrière, Mikaela est devenue plus nerveuse; son entraîneur, qui était sur la piste, était en contact radio avec elle, il voulait savoir où elle se trouvait, si elle pouvait sauter.»

«Elle a dit vouloir sauter»

La panique s’installe alors dans la tête de la skieuse américaine: «A deux ou trois reprises, elle a dit vouloir sauter, mais nous étions bien à 11 ou 12 mètres du sol. Elle a ensuite parlé d’un accident de télésiège survenu en mars en Géorgie, où il y avait eu plusieurs blessés. Je l’ai rassurée, je lui ai rappelé que nous étions en Suisse, que les installations étaient de qualité. Je lui ai traduit les informations qui nous parvenaient, j’ai essayé de la calmer, de lui dire qu’il n’y avait pas le moindre danger.»

Tout est bien qui s’est bien terminé: «Se retrouver sur un télésiège avec la meilleure skieuse du monde, c’est déjà quelque chose. Quand nous avons commencé de descendre en marche arrière, c’était même devenu complètement fou. Mikaela a été extrêmement gentille, nous nous sommes bien entendus, mais ce n’est pas pour autant qu’elle m’a laissé son numéro de portable», rigole le prof de ski grison.

(nxp)

Créé: 06.12.2018, 16h30

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