Mercredi 14 novembre 2018 | Dernière mise à jour 16:40

Ski alpin Le premier dossard en Coupe du monde marque une carrière

Justin Murisier, William Besse et Marc Rochat se souviennent d'un objet chargé d'émotions.

Justin Murisier (ici en 2011).

Justin Murisier (ici en 2011). Image: Keystone

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Dans dix jours à Levi, le Genevois Tanguy Nef (21 ans) enfilera son premier dossard de Coupe du monde. Un moment qui n'a rien d'anodin pour les jeunes skieurs. «Chaque athlète se souvient de son premier départ en Coupe du monde», lance Justin Murisier qui se remet d'une opération au genou droit.

«Les compteurs sont remis à zéro. Tout ce qu'on a fait avant ne compte plus, bienvenue en Coupe du monde, résume le slalomeur Marc Rochat. Je n'ai pas beaucoup dormi avant ma première course, c'est une sensation excitante et effrayante», confie le Vaudois de 25 ans qui s'était élancé avec le dossard 63 à Val d'Isère en 2015.

«Ce premier dossard est un symbole important. Je l'ai offert à mon père pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour moi», raconte Marc Rochat.

«Des œuvres d'art au mur»

Justin Murisier avait attaqué les piquets du slalom d'Adelboden avec le dossard 74 en 2010. «Je n'aurais jamais imaginé faire une seule Coupe du monde, ce premier dossard avait donc une grande valeur», souligne le Valaisan de 26 ans qui a précieusement conservé l'objet chez lui. «Je me souviens très bien, j'avais terminé 31e de la première manche à 3 centièmes de la qualification», ajoute-t-il. Aujourd'hui, il remercie régulièrement ses sponsors, ses fans et ses proches avec ses dossards de Coupe du monde.

Même si le premier sésame a une saveur toute particulière, de nombreux skieurs accumulent des dossards tout au long de leur carrière. «Beaucoup d'athlètes ont des œuvres d'art composées de dossards chez eux», rigole Marc Rochat. De son côté, Justin Murisier possède une collection de dossards avec les numéros 1 à 15 parmi lesquelles on retrouve ses podiums.

Les regrets de Besse

Quand on évoque un premier dossard, William Besse pointe directement les Jeux de Calgary en 1988. «J'avais fait la course de qualification mais je m'étais blessé ensuite, précise le Valaisan. J'étais parti après les trente premiers coureurs mais je ne me souviens plus du numéro exact.»

Ce qui ne l'empêche pas de se souvenir d'un moment très fort. «Avec le contexte des Jeux, c'était vraiment spécial». Où est-il ce fameux premier dossard? «Malheureusement, je ne l'ai pas gardé. Dommage, ça aurait été un joli souvenir», regrette le vainqueur de la descente de Wengen en 1994. Encore une preuve de l'importance symbolique de cet objet.

(nxp)

Créé: 09.11.2018, 09h31

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