Samedi 19 octobre 2019 | Dernière mise à jour 10:05

Formule 1 La F1 dans la tourmente

Comme en 2004, un typhon s’approche du circuit de Suzuka. Les qualifications, samedi, vont probablement devoir être annulées.

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Hagibis menace les qualifs

Jeudi, l'ouragan s'approchait des côtes japonaises.

C’est déjà arrivé ici en 2004 et en 2010: en raison d’un typhon, les qualifications du samedi durent, ces deux années-là, être organisées le matin même de la course, avec une marge de quatre heures pour permettre un éventuel changement de moteur qu’une casse rendrait nécessaire.

C’est vendredi que les organisateurs se réuniront avec les spécialistes météo de la F1 (ceux de Météo France, qui a un contrat pour la saison) pour étudier la trajectoire et la puissance du super typhon Hagibis.

Si d’aventure les qualifications devaient être déplacées, mais ne pouvaient même pas avoir lieu le dimanche matin, en raisons de pluies encore trop importantes, plusieurs scénarios pourraient être imaginés pour établir la grille de départ du Grand Prix (qui aura lieu de toute façon).

Charles Leclerc pense que le résultat de la séance libre du vendredi après-midi pourrait être utilisé. Romain Grosjean évoque plutôt une grille de départ basée sur les numéros de voiture. Une idée, comme par hasard, qui l’arrangerait bien puisqu’il se retrouverait alors en deuxième ligne derrière Daniel Ricciardo (en pole-position avec le numéro 3), Sebastian Vettel (avec le 5) et Kimi Räikkönen (avec le 7).

Le classement actuel du championnat du monde pourrait aussi être utilisé pour établir la grille de départ. Ou son classement inverse, ainsi qu’il est prévu de procéder pour des tests en 2020.


Les règlements 2021 dans le mur

Chez Alfa Roméo, Frédéric Vasseur, le patron, ne cache pas sa déception face aux interminables réunions organisées entre les écuries pour définir les règlements 2021.

En 2021, tout peut changer, tant sur le plan financier que sportif et technique puisque les règlements actuels prennent fin au terme de la saison 2020. Pourtant, la Fédération Internationale de l’Automobile (la FIA) associée à Liberty Media (la société qui détient les droits commerciaux de la discipline), semble s’asseoir sur ses ambitions initiales - révolutionner la F1 pour redonner de l’importance aux pilotes.

La publication de ces nouveaux règlements a d’abord été fixée à avril 2018. Puis à mai 2019. Puis à fin octobre. C’est dans trois semaines. A l’évidence, il va falloir la repousser encore. «On arrête pas de se réunir, à Paris ou à Londres, tonne Frédéric Vasseur. Et ça n’avance pas. Quand on a voté la dernière proposition de règlement, il n’y avait que 3 «pour» et 7 «contre» (chacune des dix écuries a un droit de vote). Et ceux qui étaient «contre» l’étaient soit parce que les changements allaient trop loin, soit parce qu’ils n’allaient pas assez loin! On ne va jamais y arriver.»

Côté technique, on essaie de permettre aux voitures de se suivre de plus près, afin de faciliter les dépassements. Mais le problème, c’est que la dégradation des pneus l’empêche.

Côté finances, le plafond de budget, initialement proposé à 150 millions d’Euros par an, est passé à 175 millions, et on parle aujourd’hui de 190 millions, en excluant le salaire des pilotes, de la direction des équipes et les déplacements. «Tout compris, ce plafond de budget ne limitera guère que trois équipes (ndlr: Ferrari, Mercedes et Red Bull). Et ça n’en empêchera pas d’autres d’être en faillite tout prochainement…» C’est le cas de l’écurie Williams, au bord du dépôt de bilan, mais aussi de Haas.


Circulez, il n’y a pas débat

Les Grands Prix ne cessent d’être source de conflits entre les deux pilotes de la Scuderia Ferrari. A Sotchi, c’est au départ que Sebastian Vettel semble avoir rompu leur pacte en doublant Charles Leclerc au premier virage, après avoir profité de l’aspiration de ce dernier. Quelques tours plus tard, le Monégasque demandait à son stand de le laisser reprendre la tête, comme il avait été convenu.

Dans le paddock de Suzuka, jeudi, les deux pilotes Ferrari ont nié tout problème, ne faisant que répéter qu’entre eux «tout va très bien, Madame la Marquise».

C’est dans les autres équipes que l’on s’amuse à commenter avec moins de retenue: «Pour moi, Charles a eu tort de se plaindre à la radio que Sebastian devait le laisser passer», lance Lewis Hamilton, l’œil amusé. «Il aurait dû protéger l’intérieur du premier virage pour s’assurer de rester en tête, c’est aussi simple que ça. Il a commis une erreur, ce n’était pas à son équipe de la réparer…»

Créé: 10.10.2019, 20h50

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