Vendredi 18 octobre 2019 | Dernière mise à jour 04:04

Automobilisme Romain Grosjean est passé entre les doutes

Le Genevois a finalement été confirmé pour une saison supplémentaire chez Haas, alors que l’écurie avait déjà signé avec Nico Hülkenberg. C’était juste.

Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?


Romain Grosjean reste

La nouvelle est tombée tôt jeudi matin: Romain Grosjean a été confirmé chez Haas pour une saison supplémentaire aux côtés de Kevin Magnussen. Le Genevois, en 2020, disputera ainsi sa cinquième saison au sein de l’écurie américaine. Pourtant, depuis que Renault a annoncé l’embauche d’Esteban Ocon pour l’an prochain, les rumeurs convergeaient pour voir Nico Hülkenberg, évincé de Renault, prendre la place du Genevois chez Haas.

Günther Steiner, le patron de l’écurie américaine, n’a d’ailleurs jamais caché son intérêt pour le pilote allemand, rapide, expérimenté, et apparemment plus fiable que Romain Grosjean. A Monza, il y a deux semaines, il semblait confirmé que l’écurie avait bien signé un contrat avec Nico Hülkenberg. Pourtant, Günther Steiner affirme maintenant n’avoir jamais proposé de contrat à l’Allemand, et n’avoir eu que «deux discussions» avec lui. Il vous le dit même en face. Il ment, vous savez qu’il vous ment, et il sait que vous le savez. Peu lui importe, la F1 a toujours fonctionné de cette manière hypocrite.

Le pauvre Nico Hülkenberg - qui semblait demander un peu cher - s’est donc fait souffler le volant Haas à la dernière seconde, apparemment parce que Romain Grosjean apporte avec lui un gros sponsor, non dévoilé. L’Allemand n’a plus qu’à se tourner vers la dernière place libre en F1 (à part l’épouvantable Williams), chez Alfa Roméo, à la place d’Antonio Giovinazzi. L’Allemand est resté très proche de Frédéric Vasseur, le patron de l’écurie suisse, pour l’écurie duquel il a piloté en Formule 3 et en GP2.


Sebastian Vettel reste impassible

La foule des grands jours se bousculait dans la pièce de restauration de l’hospitalité Ferrari, à Singapour. En ce jeudi après-midi, la chaleur dépasse les 32 degrés, et Sebastian Vettel entre dans la pièce en transpirant. Ces derniers Grands Prix passés dans l’ombre de son jeune coéquipier ont de quoi faire perler la sueur sur son front. Alors que l’Allemand se pose comme le chef naturel, chez Ferrari, du haut de ses quatre titres de champion du monde et de ses 40 millions d’Euros annuels, son jeune équipier monégasque (payé deux millions) est le seul, à ce jour, à avoir mené une Ferrari à la victoire cette année. Et par deux fois, puisque Charles Leclerc a remporté coup sur coup les deux derniers Grands Prix, en Belgique et en Italie.

Sebastian Vettel garde pourtant son calme. En tout cas en apparence. «Bien sûr, ces dernières courses auraient pu aller mieux pour moi, admet-il. Mais je reste positif. A Monza, c’est entièrement de ma faute (ndlr: il a commis un tête-à-queue en début de course et terminé hors des points), mais c’est comme ça, il n’y a rien à ajouter, il n’y a pas à se morfondre sur cette erreur. Je suis très critique vis-à-vis de moi-même, et je dirais même que mon premier ennemi, c’est moi. Disons que je ne vis pas les meilleurs moments de ma carrière en ce moment, mais ce ne sont pas non plus les pires. Ce n’est pas le désastre, quand même. Ce qu’on voit, c’est qu’une petite faute, comme à Monza, peut détruire un week-end.»


Robert Kubica s’en va

Robert Kubica salué par Lewis Hamilton.

Le Polonais aura fait quelques petits tours et puis s’en ira. Robert Kubica a expliqué qu’il avait pris, seul, la décision de mettre un terme à sa carrière en Formule 1 à la fin de la saison. Il n’aura donc couru qu’un an depuis son retour à la compétition, cette année. Il faut dire que le Polonais n’était que l’ombre de son talent, cette saison, à se qualifier le plus souvent dernier, souvent loin derrière son coéquipier George Russell.

Lewis Hamilton le répète pourtant: Robert Kubica, à son avis, est le meilleur pilote contre lequel il ait couru en karting, le seul que le quintuple champion du monde craignait vraiment. Mais un accident en rallye, en 2011, aura décidément coûté sa carrière au pilote polonais.


Singapour dans la brume

Le circuit et la ville sont dans la fumée.

Le phénomène se voit dès la descente de l’avion: Singapour est plongée dans une épaisse brume due à des incendies dans l’île de Borneo et aussi celle de Sumatra, partie de l’Indonésie voisine.

Des incendies volontaires destinés à faire place nette aux palmiers servant en partie à produire des pâtes à tartiner dont le nom commence par Nu et finit par Tella, mais des incendies qui causent une fumée extrêmement dense qui couvre des dizaines de milliers de kilomètres carrés. Un vrai fléau comme Singapour n’en a plus connu depuis des années.

Les vents défavorables soufflant de l’est poussent ces fumées sur Singapour et la Malaisie. Mercredi, plus de 1500 écoles durent être fermées, et tous les sports d’extérieur ont été interdits. Dans les rues, les gens se déplacent avec des masques, alors qu’on ne distingue qu’à peine les bâtiments distants de plus de 100 mètres.

Il est difficile de prévoir l’évolution du phénomène, qui ne dépend que des vents. La ville de Singapour a mis en place un site Internet pour indiquer le niveau de PSI (l’indice standard de pollution). A partir de 100, l’air devient nocif. A 200, il devient «très nocif», et à partir de 300, il devient «dangereux».

Mercredi, on était à 285, alors que jeudi, le niveau est retombé à 115. Les pilotes ne semblent pas inquiets. «Singapour, c’est le grand prix le plus difficile de la saison», confirme Daniel Ricciardo. «Il fait très chaud, l’humidité atteint 95%, et il n’y a que des virages, on a aucun moment pour se reposer. Alors, la pollution, franchement, c’est le cadet de nos soucis à côté de ce défi…»

Luc Domenjoz, Singapour

Créé: 20.09.2019, 10h24

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.