Samedi 21 septembre 2019 | Dernière mise à jour 10:16

Automobilisme Romain Grosjean jusqu’à la fin de la saison

Au début de la semaine, le Genevois semblait sur le point d’être débarqué de l’écurie Haas. À Hockenheim, son bouillant patron s’est un peu calmé.

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CHANGEMENTS L'ANNÉE PROCHAINE

À Silverstone, il y a deux semaines, les deux Haas se sont accrochées au premier tour. Alors que la saison de l’équipe américaine est déjà difficile, et que son sponsor principal, Rich Energy, semble au bord du dépôt de bilan, l’élimination des deux voitures au cinquième virage de la course a été très, mais alors très mal perçue par Günther Steiner, le patron.

Dans les jours qui ont suivi l’incident, les rumeurs voulaient que Romain Grosjean soit débarqué en cours de saison et remplacé par Esteban Ocon, le troisième pilote Mercedes - qui n’a d’ailleurs pas démenti.

À Hockenheim, Günther Steiner a tenu une conférence de presse, jeudi, pour expliquer sa position: «Je n’ai encore rien décidé au sujet de nos pilotes, nous verrons bien. Pour moi, cette affaire n’est pas terminée, je suis toujours énervé contre eux. Ce n’est pas de l’histoire ancienne. Cette année, on souffre plus que les autres avec les pneus, et gâcher une occasion de marquer des points, c’est décevant. Les deux pilotes ne m’ont pas laissé tomber, moi, ils ont laissé tomber toute l’équipe. Bon, nous saurons que nous faisons avec eux après la pause estivale.»

Pour l’instant, Kevin Magnussen dispose déjà d’un contrat 2020 avec Haas, alors que celui de Romain Grosjean prend fin cette année.


HOCKENHEIM, DERNIÈRE

Le patron de Liberty Media, la société qui détient les droits commerciaux de la F1, l’a encore confirmé dans le paddock: ce Grand Prix d’Allemagne 2019 sera, en principe, le dernier.

Le modèle économique de la F1 actuelle ne convient pas au circuit de Hockenheim qui ne profite d’aucune subvention publique, contrairement à la plupart des autres circuits. Mais la baisse d’affluence est aussi en cause, malgré la présence du quadruple champion du monde Sebastian Vettel, né tout près d’ici, et malgré la domination actuelle de l’équipe allemande Mercedes.

Sebastian Vettel ne s’en étonne pas: «À mon avis, c’est normal que l’enthousiasme du public était plus élevé à l’époque de Michael Schumacher», expliquait-il en arrivant dans le paddock, jeudi. «C’était le premier Allemand à remporter le championnat, c’est normal qu’il déplace plus de foule. Mais je sens aussi une autre raison. Le public allemand est très honnête et direct. Peut-être que certaines choses qui se sont passées n’ont pas aidé à rendre notre sport populaire…» (ndlr: il fait allusion à sa pénalité du Grand Prix du Canada, en juin dernier).

«Et puis, les Allemands parlent ouvertement d’argent. Et les catégories junior, pour permettre aux jeunes d’arriver en Formule 1, sont devenues beaucoup trop chères. Si le karting avait coûté ce qu’il coûte aujourd’hui quand j’ai commencé, je ne serais pas ici aujourd’hui, je n’y serais pas arrivé.»

Cette année encore, Mercedes a promis d’éponger les dettes du Grand Prix d’Allemagne. Mais la marque à l’étoile a prévenu qu’elle ne le ferait plus à l’avenir, d’où la fin du Grand Prix d’Allemagne, ce dimanche, au soir de la course.


Un nez en blanc

La Mercedes W10 est si parfaite que l’écurie a ralenti le rythme de son développement pour se concentrer sur la monoplace 2020. Du côté du marketing, par contre, on ne manque jamais d’idées: ce week-end, les voitures de Lewis Hamilton et de Valtteri Bottas rouleront avec un nez blanc pour célébrer les 125 ans de la marque à l’étoile lors de son Grand Prix national. Au début du 20e siècle, les écuries arboraient en effet des couleurs unies par pays – bleu pour la France, vert pour l’Angleterre et blanc pour l’Allemagne.

La légende des flèches d’argent est par ailleurs née de cette histoire de couleur, en 1934: constatant que leurs voitures dépassaient le poids maximal d’un kilo (aujourd’hui, le règlement prévoit un poids minimal, afin de prévenir des coûts de recherche prohibitifs sur les matériaux légers, mais avant-guerre, on fixait au contraire un poids maximal!) Du coup, les mécaniciens durent poncer la peinture blanche pour gagner ce kilo, donnant ainsi l’aspect « aluminium brut » des flèches d’argent, un nom qui leur est resté à ce jour.

Créé: 26.07.2019, 11h49

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