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Londres 2012 Federer: «Nous n'avons rien à regretter»

Quatre?ans après leur titre olympique acquis à Pékin, Roger Federer et Stanislas Wawrinka ont dû déchanter hier à Londres.

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Par chance, les chevaux ne lisent pas les journaux. Peut-être apporteront-ils à la Suisse ses premières médailles, faute de prendre la mesure du mécontentement qui, en ce lendemain de 1er Août, sur nos monts et merveilles, annonce de sombres réveils.

En réalité, même si les destins ne sont pas liés, subsiste la portée symbolique d’une telle procession d’échecs, en particulier le plus déchirant d’entre tous, celui du couple Federer-Wawrinka. Unis pour de bon, pour le meilleur, les champions olympiques ont fini un rien désunis, à tout le moins disparates, battus par les spécialistes israéliens Erlich-Ram 1-6 7-6 (5) 6-3.

«Les conditions étaient difficiles, commente Roger Federer. Il y avait du vent, des zones d’ombre et, dans ces situations, il faut accepter une part d’aléatoire. Nous sommes passés tout près (ndlr: à deux points près, exactement). Au-delà du résultat, nous n’avons rien à regretter. Nous avons disputé un excellent tournoi.»

S’il a des préludes, cet échec a surtout un contexte. Roger Federer, maître et seigneur des lieux, fut envoyé sur le court No 18, dont il connaissait à peine le chemin et, encore moins, les ambiances de kermesse. «Je dois reconnaître que, dès l’instant où l’ombre a disparu, où les spectateurs sont partis, où les couleurs ont pâli, le jeu est devenu plus clair. Voilà pourquoi, soyons honnêtes, je suis heureux de jouer tout le temps dans les grands stades.»

Stanislas Wawrinka n’était pas plus à l’aise sur ce gazon soigné, où son jeu ne répond pas au caractère d’urgence, sinon de manière trop erratique. A Pékin, sur un «Decoturf» plus lent, le Vaudois avait porté son compagnon à bout de bras. A Wimbledon, il fut réduit à des tâches subalternes. «Les doubles peuvent basculer très vite, argue-t-il. Dans l’ensemble, nous n’étions pas si mauvais.»

Plus généralement, le couple entretenait le secret espoir que, de nouveau réuni sous les anneaux de ses amours fidèles, il retrouverait la flamme, le feu sacré de Pékin. Or ce n’était pas pareil. En 2008, le duo avait surgi d’une gaieté communicative, un rien potache, déployée en nombre par les athlètes suisses.

Dans cette exubérance de course d’école, Roger Federer avait retrouvé, à un moment critique de sa carrière, une certaine effronterie, la nécessaire envie d’épater. Cette année, le Bâlois a l’impression de disputer un deuxième Wimbledon, dans un environnement plus iconoclaste et chahuteur. Il prolonge l’expérience en simple où, après avoir battu Denis Istomin 7-5 6-3, il retrouve John Isner en quart de finale. «Roger Federer, valeur refuge», titre un journal. Voilà qui réconfortera un peu la Suisse. Et qui fera une belle jambe aux chevaux. (Le Matin)

Créé: 02.08.2012, 08h38

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