Lundi 21 janvier 2019 | Dernière mise à jour 01:01

Tennis Andy Murray, la révérence du clown triste

Grognon sur le court, Andy Murray va manquer au circuit par son humour décalé et subtil à la ville et sur les réseaux. Extraits.

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Il faut prier pour qu’Andy Murray puisse supporter la douleur jusqu’à Wimbledon. D'abord parce que l’Ecossais mériterait de tirer sa révérence dans le «Temple», là où il a triomphé pour lui (deux titres) et pour le Royaume (or olympique). Ensuite parce que la caravane des suiveurs de l’ATP pourrait profiter encore durant six mois de son humour décalé et décapant.

Andy Murray, drôle? Quiconque ne connaît «Muzzard» qu’à travers ses simagrées de joueur risque de s’étrangler. On le comprend. Raquette en main, le quatrième «Big 4» fut un triste sire, grognon voire insultant (toujours vers son clan, jamais contre l’adversaire). À force, on se demandait même s’il n’avait pas besoin de ce petit nuage noir au-dessus de sa tête pour extraire le meilleur de sa rage de vaincre légendaire.

Mais il y avait l’autre Murray. Andy le prince de l’humour pince-sans-rire «so british», quelque part entre les Monty Python et Stephen Fry. Un mec normal capable de se mettre en scène à l’approche de Noël dans le plus grotesque des «christmas jumper» ou de rire de sa déprime post-opération à travers d’étranges clichés.

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Glad I got something really productive done today. ??

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I love birthdays.

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Roi des délires absurdes et des blagues potaches sur les réseaux sociaux, Andy Murray semblait même avoir intensifié le rythme ces dernières semaines. Peut-être une forme d’échappatoire après avoir identifié l’impasse physique dans laquelle il se trouvait. «Je fête la fin de 2018. Quelle année de merde ce fut!» lâchait-il sur Instagram le 31 décembre en posant derrière toutes les bouteilles du minibar de son hôtel à Brisbane.

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Celebrating the end of 2018. What a shit year that was!

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Puis en arrivant à Melbourne Park, il se posait devant «Norman», le trophée de l’Open d’Australie, en se moquant de ses échecs à répétition en finale (5). «Jamais je ne pourrai m’en approcher davantage.»

Dernier exemple en date de l’humour «made in Muzzard», ce commentaire glissé sous une photo de Stan Wawrinka où l’on voit Magnus Norman lui parler de «petits détails»… «Elle était petite comme ça quand je suis sorti du caisson de cryothérapie.»

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Caption this ! ????????????

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Un commentaire posté vendredi dans la soirée, quelques heures après que ses larmes de la salle de presse. Preuve que chez Andy Murray, l’humour est plus fort que tout.

(nxp)

Créé: 11.01.2019, 13h27

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