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Tennis Belinda Bencic: «Les compliments de Serena m'ont touchée»

Le Saint-Galloise de 18 ans s'est longuement confiée après sa victoire au tournoi de Toronto. Interview intégrale.

Au moment de la poignée de mains, Belinda Bencic (à g.) s'est vu dire par Serena Williams (à dr.): «Bien joué» et «Bonne chance pour la finale».

Au moment de la poignée de mains, Belinda Bencic (à g.) s'est vu dire par Serena Williams (à dr.): «Bien joué» et «Bonne chance pour la finale». Image: Keystone

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- Belinda Bencic, quels sont les sentiments qui traversent votre esprit quelques heures après votre victoire en finale devant Simona Halep?

Je suis très heureuse. Ce fut une semaine extraordinaire. Toutes les personnes que j'ai côtoyées ont été vraiment très chaleureuses. Il y avait de la bonne humeur partout cette semaine autour de moi.

- L'issue de cette finale, avec l'abandon de Halep, a été un peu curieuse. De combien de temps avez-vous eu besoin pour savourer vraiment cette victoire?

Pas beaucoup. Seulement, je n'ai pas voulu fêter cette victoire sur le court. Pour une simple question de respect. Mais cette victoire demeure une grande victoire. J'étais, moi aussi, très fatiguée. je suis très fière de la manière avec laquelle je me suis battue.

- Peut-on comparer ce titre à l'Open du Canada avec votre quart de finale à l'US Open, vos victoires à Eastbourne et dans les tournois juniors de Roland-Garros et de Wimbledon?

Il est difficile d'établir une véritable hiérarchie. Cette victoire à Toronto est ma plus grande victoire. Elle a été obtenue face à de très grandes joueuses. Mais mon premier titre à Eastbourne demeurera à jamais un très grand souvenir.

- Était-ce vraiment compliqué de jouer cette finale contre une joueuse diminuée?

Cétait une situation très... dangereuse. Halep frappait tout de même bien dans la balle. Je pensais que juste remettre la balle sans faire de fautes pouvait suffire. Je me suis montrée trop passive. Mais j'ai toujours eu la conviction que j'allais gagner cette finale même s'il faisait chaud et même si j'étais fatiguée. Seulement, je voyais bien que mon adversaire était vraiment très diminuée.

- Vous avez joué de manière très offensive tout au long de la semaine. Était-ce un véritable choix tactique?

Oui. Je voulais vraiment jouer un tennis d'attaque. Seulement, vous ne pouvez le pratiquer que si vous frappez parfaitement la balle avant en fond de court. J'étais extrêmement relâchée lors de mes matches. J'ai adoré l'atmosphère du stade. J'ai adoré aussi le choix musical du DJ lors des pauses durant les changements de côtés.

- Samedi soir, Serena Williams vous a parlé après la balle de match. Que vous-a-t-elle dit?

Elle m'a dit: «Very well done» et «Good luck for the final». Je l'ai remerciée et je lui ai dit: «Sorry, bad luck for you». J'ai été très touchée ensuite par les compliments qu'elle m'a adressés lors de la conférence de presse. Qu'ils viennent de la meilleure joueuse du monde est vraiment très gratifiant.

- La pression sera-t-elle plus grande désormais sur vos épaules dans quinze jours à New York?

Non, au contraire. J'ai déjà pris les points que je devais défendre pour mon quart de finale de l'an dernier à l'US Open.

- Qui décide, entre votre père Ivan et vous, du moment où il doit venir vous parler sur la chaise pendant un match?

Le règlement laisse au coach le choix du moment. Mais c'est moi qui commande. Un regard suffit pour qu'il comprenne qu'il est temps de venir me parler. Il y a des moments où j'ai vraiment besoin de recevoir des infos sur mon match.

- Vos discussions semblent toujours très animées. Y-a-t-il des frictions entre vous?

Non. Nous échangeons, tout simplement. Nous sommes deux personnes qui laissent parler leurs émotions. Et avec la tension d'un match, cela peut paraître un peu «chaud» parfois.

- Votre premier tour à Cincinnati est agendé à ce mardi. Avec Angelique Kerber, vous affrontez une joueuse qui vient, elle aussi, de remporter un tournoi (ndlr: la semaine dernière à Stanford). Arriverez-vous à enchaîner?

Il est évident que ma préparation pour Cincinnati n'a pas été optimale. Mais je ne vais pas me plaindre, non? (SI/Le Matin)

Créé: 17.08.2015, 13h47

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