Mardi 19 novembre 2019 | Dernière mise à jour 22:05

Tennis Ce choc des serveurs n'avait rien d'un enfer

Par curiosité, on a été suivre cette affiche de cogneurs vendredi entre Milos Raonic et Reilly Opelka. Et c'était bien.

Image: DR

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On nous promettait l’enfer. Soi-disant qu’un duel entre Milos Raonic (1,95 m) et Reilly Opelka (2,10 m), deux machines à aces, équivalait à avaler trois somnifères en moins de dix secondes. Alors du coup, on s’est dit qu’un début de journée vendredi sur le court 12 s’imposait pour vérifier tout ça. Il est 11 heures tout pile quand les deux géants font leur apparition sur l’herbe londonienne.

Le premier constat qui s’impose, alors que les deux joueurs s’avancent au filet, c’est qu’à côté de Reilly Opelka, Milos Raonic ressemble à un enfant. L’échauffement se termine, et alors que les protagonistes exercent leur arme majeure, le service, une ramasseuse de balle en prend une dans le dos pour avoir mal jugé le rebond sur le tableau d’affichage. Une autre balle rebondit ensuite sur la rembarre juste devant nous. Premiers frissons. On se dit alors qu’on n’est peut-être pas si bien placé que ça dans cette diagonale.

Le match débute et l’Américain nous sort deux aces et un service gagnant. Sur le jeu suivant, le Canadien claque un ace et deux services gagnants pour boucler une mise en jeu blanche. Le ton est donné et on se dit alors que ceux qui nous promettaient l’enfer sur ce match avaient peut-être raison. Qu’on était condamné à ne voir aucune balle de break. Et puis, dès le troisième jeu, Raonic s’en procure une. Sur le jeu suivant, c’est Opelka (trois). Les deux hommes s’accrochent à leur service mais l’espoir de voir autre chose que des points en une frappe est bien réel.

Le premier set se prolonge. À cinq partout, Opelka sauve quatre balles de break. On n’échappe pas au jeu décisif et dans celui-ci, c’est l’Américain qui disjoncte. Silencieux jusque là (on n’avait à peine entendu le son de sa voix contre Stan Wawrinka), il se met à râler. Ce jeu décisif lui file entre les paluches. Et Reilly ne s’en remettra jamais. Libéré par le gain de la première manche, Milos Raonic lit mieux le service adverse. Et quand le Canadien trouve cette faculté à décocher des retours gagnants, il devient injouable.

Résultat des courses, Milos Raonic s’impose 7-6 6-2 6-1. On n’a pas vu tant d’aces que cela, 26 en tout, et surtout aucun lors des deux derniers sets pour Reilly Opelka (!). Au moment de quitter le court 12, on pense bien fort à ce juge de ligne (ci-dessus) qui s’est plié en quatre pendant 1h36’ pour éviter les bombes. Le tableau d’affichage lui va garder pendant plusieurs heures les impacts de balles (ci-dessous) des deux géants. Et nous, on se dit finalement qu’il n’était pas si mal que ça ce choc des serveurs.

Créé: 05.07.2019, 22h40

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