Samedi 19 octobre 2019 | Dernière mise à jour 21:00

Tennis «Coco» Gauff, collégienne propulsée star en une semaine

L'Américaine de 15 ans, coqueluche des Anglais, attaque le Manic Monday en attraction de Wimbledon. Retour sur une ascension en trois temps.

Cori Gauff a fait vibrer les foules pendant une semaine. Bis repetita lundi?

Cori Gauff a fait vibrer les foules pendant une semaine. Bis repetita lundi? Image: Keystone

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L'espace d'une bonne semaine, Cori Gauff, plus communément appelée «Coco» – elle préfère – a marqué de son empreinte cette édition de Wimbledon, elle qui est devenue la plus jeune joueuse de l'histoire du tournoi anglais à avoir intégré le tableau principal à 15 ans et 122 jours. En sept jours, le prodige a porté à quatre son nombre de victoires sur le circuit WTA. Les trois dernières ont eu lieu lors de la première semaine. Et on a presque tout vu.


Lundi

Sortie des qualifications en même temps qu'elle obtenait la note de «B» à son examen de sciences, l'Américaine lance son histoire avec Wimbledon lundi. Soucieuse de ne pas se laisser submerger par l’émotion, elle entre sur le court 1 avec la musique à fond dans les oreilles. Avec une assurance déconcertante, elle croque à pleines dents son rendez-vous avec son «héroïne» d’enfance, Venus Williams, à qui elle ne veut pas lâcher la main au filet (6-4 6-4). «Je l’ai remerciée pour tout ce qu’elle a apporté au tennis. Elle a été une source d’inspiration pour tellement de gens, avoue la native d'Atlanta, en larmes après la balle de match. Je l’avais déjà rencontrée mais je n’avais jamais osé lui dire quoi que ce soit. C’était maintenant ou jamais.» Harcelée par son téléphone, inondée de messages, elle prévoit de rester éveillée une bonne partie de la nuit pour répondre au plus grand nombre. «Ma grand-mère m’a appelée, mon frère aussi. Il m’a dit qu’il allait se vanter auprès de tous ses amis (rires). Et il m’a envoyé un texto pour me dire que j’avais passé les 50'000 abonnés sur Instagram.»


Mercredi

Si on n’a pas pu aller voir de nos propres yeux le phénomène contre Venus Williams, il était hors de question de rater sa deuxième sortie en Grand Chelem. Mercredi donc, et toujours sur le court 1, mais avec le toit cette fois-ci, Cori Gauff donne la leçon à la Slovaque Magdalena Rybarikova 6-3 6-3. Mais contrairement à lundi, l’émotion se fait moins ressentir. La «hype» autour de son duel contre Venus Williams était telle que ce deuxième tour face à la demi-finaliste à Church Road en 2017 sonne creux. On sent l’adolescente complètement dans son monde. Elle remporte des points cruciaux mais serre timidement le poing. Comme si, sûr de son fait sur ce match, elle voyait déjà plus loin. «Mon tournoi n’est pas terminé. Mon objectif est de le gagner.» Boum. Ses propos font écho à ce qu’elle a déjà dit deux jours plus tôt. «Je veux être la meilleure.» On lui demande jusqu’où elle se voit aller dans son tableau et de se projeter sur sa rencontre du 3e tour. «Je n’ai aucune idée de ma prochaine adversaire.» Info ou intox, Polona Hercog a dû apprécier.


Vendredi

Non contente de battre tous les records de précocité, Cori Gauff s'apprête à fouler le Center court, «l’un des courts les plus sacrés au monde» pour la première fois de sa vie. A son arrivée sur le mythique gazon, elle reçoit une ovation digne de celles réservées à Roger Federer. Sauf que la fin d’après-midi tourne en eau de boudin. L’Américaine se retrouve menée 6-3 5-2 par Polona Hercog, mais les spectateurs continuent de pousser leur nouvelle favorite. Et forcément, c’était écrit, l’impensable se produit. La gamine sauve deux balles de match et transforme l’arène en fournaise. A chaque point chaud remporté par la 313e joueuse mondiale, c’est du grand délire dans les travées. Simona Halep, qui attend la gagnante de ce match en 8es de finale, est entrée en conférence de presse à 6-3 4-2. La Roumaine lâche qu’elle pense que Polona Hercog va s’imposer et commence vite à se projeter sur sa future adversaire. Trop vite. Car sur le Center court, Coco Gauff renverse définitivement la rencontre. Si son père est comblé en tribunes, sa mère est littéralement dans tous ses états. La conférence de presse suit. «Vous allez jouer Simona (Halep) lundi? Est-ce que vous connaissez bien son jeu?» Réponse. «Je joue qui?» Vivement lundi!

Créé: 08.07.2019, 07h55

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