Jeudi 20 juin 2019 | Dernière mise à jour 20:28

Tennis Dimitri Zavialoff connaît le chemin du dernier carré

Après deux demi-finales avec Timea Bacsinszky, l’ancien coach de Stan Wawrinka a replacé Johanna Konta aux portes de la gloire. Chapeau.

Le «palmarès» de Dimitri Zavialoff commence à faire du bruit.

Le «palmarès» de Dimitri Zavialoff commence à faire du bruit.

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Dimitri Zavialoff connaît le chemin et ça va finir par se voir. Le plus vaudois des coaches français a beau cultiver la discrétion, son «palmarès» commence à faire du bruit. On récapitule. Une place dans le Top 10 masculin avec Stan Wawrinka, après avoir «façonné» son jeu dès l’enfance. Une autre chez les femmes, agrémentée de deux demi-finales à Roland-Garros en compagnie de Timea Bacsinszky. Et depuis mardi, ce troisième «dernier carré» parisien grâce à la performance clinique de Johanna Konta face à Sloane Stephens. Impressionnant.

Quatrième mondiale en 2017, déjà demi-finaliste en Australie et à Wimbledon, la Britannique n’a certes rien d’une néophyte. Mais lorsque «Jo» et «Dim» unirent leur destin en octobre dernier, Konta était retombée à 45e place mondiale et son tennis semblait avoir perdu de sa force de persuasion. Comment Dimitri Zavialoff s’y est-il pris pour relancer la Britannique – elle est 8e à la «live race»? Ne comptez pas sur lui pour trop en dire. Sur l’échelle des coaches qui se racontent, le «chuchoteur du tennis» (surnom que lui donne la presse anglaise) se situe aux antipodes de Patrick Mouratoglou.

«J’ai travaillé cinq ans avec Timea Bacsinszky et je ne suis jamais descendu la coacher sur le court, a-t-il quand même expliqué à notre confrère Mike Dickson du Mail. J’ai ma propre définition de la confiance. Selon moi, une décision qui vient de la joueuse a beaucoup plus de valeur que lorsque cette dernière se contente d’appliquer une consigne.» Réveiller les consciences et les ambitions, donner les clés de lecture du jeu et responsabiliser, telles pourrait être le résumé en «mots-clés» de cette approche. Reste tout le travail en amont, invisible et décisif, qui a toujours permis aux «poulains» de Dimitri Zavialoff de développer leur potentiel.

«Je savais que Jo était une grande joueuse, même une joueuse fantastique. Je le lui dis souvent. Et je savais que quelque chose de grand allait arriver. Est-ce que ça allait être sur terre ou plus tard, je n’en avais aucune idée. C’est maintenant, tant mieux.» Pour Jo Konta, ce «quelque chose» de grand pourrait même devenir énorme tant Marketa Vondrousova semble une adversaire à sa portée jeudi. Une victoire la propulserait, elle et son coach, sur la grande scène d’une première finale en Grand Chelem. Pour Dimitri Zavialoff, cela deviendrait alors compliqué de passer inaperçu. (nxp)

Créé: 06.06.2019, 09h55

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