Lundi 25 septembre 2017 | Dernière mise à jour 04:18

Tennis Federer: les raisons d'une renaissance

Une passion intacte pour «son» Wimbledon, du renouvellement dans le jeu et des plages de repos bienfaitrices, voilà les clés du succès de Federer dimanche.

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Les people ont assisté au sacre de Federer

Les people ont assisté au sacre de Federer La box royale était remplie de beau monde pour la finale de Wimbledon.

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La passion

Le prestigieux tournoi sur herbe représente le Graal pour Federer, à l'instar de Roland-Garros pour Rafael Nadal. D'abord titré chez les juniors en 1998, il s'était offert son premier succès chez les «grands» cinq ans plus tard, soulevant alors son premier trophée en Grand Chelem. Après sa défaite en demi-finale l'an passé contre le Canadien Milos Raonic, Federer, blessé au genou gauche, se projetait déjà sur l'édition suivante, avec l'ambition de s'offrir cette huitième couronne, attendue depuis 2012.

A Londres, «RF» a la même envie qu'un jeune premier et son jeu se marie à merveille avec le gazon. «Je n'ai pas de problème d'adaptation. C'est naturel chez moi», explique-t-il. Il n'a eu de cesse de répéter qu'il adore ce tournoi. Les organisateurs et le public, dont il est l'un des chouchous avec le Britannique Andy Murray, le lui rendent bien. Il a disputé tous ses matches sur le vénérable «Centre Court», le seul doté d'un toit en cas de pluie, alors que ses rivaux Djokovic et Nadal n'ont pas toujours eu ce privilège.

L'art de la pause

«Ce gars ne donne pas l'impression de vieillir», regrettait le Tchèque Tomas Berdych, après sa défaite face au «Maître» en demi-finale.

Si Federer dure à bientôt 36 ans (le 8 août), c'est aussi parce qu'il a su instaurer des plages de repos dans son calendrier. Ses six mois de convalescence l'an passé, après Wimbledon pour soigner un genou récalcitrant, lui ont fait le plus grand bien. Dès son retour à l'Open d'Australie, il s'offrait son premier titre majeur depuis 4 ans et demi!

Sa pause de 10 semaines après une réussite inattendue en début de saison - titré aussi à Indian Wells et Miami - lui a permis de souffler. En renonçant à Roland-Garros et toute la tournée sur terre battue, la surface la plus exigeante physiquement, le Suisse a fait le bon choix et est arrivé plus frais à Londres, «autant physiquement que mentalement».

Un renouvellement permanent

Federer a dû évoluer pour gagner. Pour retrouver les cimes du tennis mondial, il a commencé par changer de raquette, un choix risqué parce qu'il nécessite un certain temps d'adaptation.

Sa longue période d'entraînement l'an passé lui a permis d'apprivoiser ce nouvel outil, au tamis plus grand, qu'il avait commencé à utiliser en 2014. «Cela m'aide en retour et à rester agressif pendant l'échange», avait-il expliqué après sa victoire à Indian Wells contre Rafael Nadal, qui avait souffert de son revers tranchant, l'arme fatale du Federer 2017.

S'il a signé trois victoires consécutives face à l'Espagnol en début d'année, c'est en partie grâce à une modification de ce côté de la raquette. Il utilise moins le «slice», frappe davantage de coups à plat et prend la balle plus tôt, ce qui le rend plus imprévisible. Une évolution très certainement liée à l'influence de l'entraîneur croate Ivan Ljubicic, qui jouait son revers à une main, comme le Suisse.

L'ancien N.3 mondial, 38 ans, a rejoint son encadrement en décembre 2015 pour remplacer le Suédois Stefan Edberg, son idole de jeunesse. «Roger et moi attendons d'Ivan un regard neuf», avait expliqué Severin Lüthi, coach principal de Federer qu'il suit depuis 2008. Savoir s'entourer de nouveaux conseillers, c'est aussi la clé du renouvellement. (afp/nxp)

Créé: 16.07.2017, 23h31

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