Dimanche 22 septembre 2019 | Dernière mise à jour 16:23

Tennis Rafael Nadal reste le roi de la terre

L'Espagnol Rafael Nadal a battu l'Autrichien Dominic Thiem en quatre sets en finale dimanche à Roland-Garros.

Sur terre battue, Rafael Nadal reste le maître incontesté.

Sur terre battue, Rafael Nadal reste le maître incontesté. Image: AFP

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Rafael Nadal a remporté son douzième titre à Roland-Garros, au terme d’une finale menée avec une sérénité rare et intraitable (6-3 5-7 6-1 6-1). Plus résistant que l’an dernier, Dominic Thiem, 25 ans, s’est profilé comme l’héritier naturel de son aîné sur terre battue, où il a toutes les qualités pour régner. Mais jusqu’à nouvel ordre, il n’y a qu’un roi et il a 33 ans, désormais dix-huit titres du Grand Chelem, à deux unités du record absolu de Roger Federer (l’écart n’a jamais été aussi faible).

Le clou de la finale restera un premier set de presque une heure pour neuf jeux disputés, dans lequel Dominic Thiem a eu assez de force, assez d’imagination, pour entretenir la promesse d’un vrai suspens. Sa couverture de terrain a bluffé jusqu’aux vieux habitués du Central, avec toujours cette faculté de faire jouer des coups de plus, de repousser l’adversaire loin de la balle, d’exprimer sa pleine puissance dans toutes les positions, sans oublier de placer quelques amorties chafouines.

L’Autrichien a ainsi réussi le premier break pour mener 3-2. Étrangement, ce fut le point de bascule. Nadal a remporté les quatre jeux suivants et pris un ascendant toujours plus net, physiquement, techniquement, sans que le score ne suive encore le mouvement. Thiem devait commencer à sentir la fatigue car il s’est mis à raccourcir les échanges, un peu contre-nature, et sans réel effet sur ses jeux de retour - qu’il a une nouvelle fois entamé loin de sa ligne, parfois dans les bâches.

Une démonstration

L’Autrichien est parvenu à tenir son service, péniblement, courageusement. Il s’est accroché de toutes ses forces (ce qui n’est pas peu dire), avec une obstination toute «nadalienne». «On pensait que ça deviendrait difficile pour lui et il a gardé le cap», s’est émerveillée Amélie Mauresmo.

Au deuxième set, Nadal n’avait perdu qu’un seul point sur son service (un seul!) quand il a concédé le break (et le set) à 5-6 15-40, à la surprise générale (à commencer par la sienne). Ce n’était qu’un accident de parcours, contre le cours du jeu: l’Espagnol a semblé contrit, mais pas autrement marqué. Il a breaké blanc dès le premier jeu du troisième set et a filé vers une victoire certaine, avec une intensité que Thiem n’est plus parvenu à égaler.

La fin a tourné à la démonstration: de volées sublimes en prises de balle précoces, Nadal a semblé afficher fièrement le prodigieux joueur qu’il est devenu, après quatorze années d’une progression constante, opiniâtre et extrêmement exigeante. Exemplaire.

Créé: 09.06.2019, 18h23

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