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Tennis Stan: «Il fallait se donner un coup de pied au cul»

Wawrinka était soulagé, mais pas encore totalement rassuré après sa victoire contre Ferrer, mercredi (7-5 6-2). Ses impressions, sans faux-semblant.

Image: Keystone

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- Stan, comment avez-vous réussi à vous remettre dans ce match et, par le même coup, dans le tournoi?

«Ce n’était pas incroyable au début, c’est vrai. Mais j’ai commencé à me sentir mieux dès le milieu du premier set. Mon but était de faire durer les échanges. Je savais que je ne pourrais pas de suite bien jouer après ma contre-performance de lundi. Je voulais donc être dur avec moi-même, élever les débats physiquement pour ne pas trop penser. J’ai eu de la chance qu’il m’offre le break à 3-5 et, après, j’ai pu dicter le jeu, davantage varier mes coups. Au deuxième set, j’ai enfin retrouvé un niveau plus adapté à un tournoi comme le Masters.»

- Vendredi, vous retrouvez Andy Murray pour une place en demi-finale. Pensez-vous que la finale de Coupe Davis occupe trop son esprit?

«C’est dur à dire. Je ne sais pas s’il est concentré à fond sur ce Masters ou s’il pense déjà un peu à la finale. Alors bien sûr, je l’ai trouvé un peu à plat aujourd’hui (mercredi). Peut-être que de s’entraîner sur terre battue juste après Bercy ne l’a pas aidé en termes de récupération. Mais il faut voir. Il va peut-être tout tenter. On a eu des grandes batailles par le passé; ça fait deux ans que l’on ne s’est plus joué. On verra vendredi.»

- Vous aviez dit lundi que vous aviez besoin de vous changer les idées. Vous y êtes parvenu?

«Oui. C’était très facile de ne pas toucher la raquette hier (mardi), très facile de ne pas aller en salle de gym. Après la défaite contre Nadal, je savais très bien que le problème ne se situait pas au niveau de mon jeu. Je savais que je pouvais passer un, deux ou trois jours sans jouer. Il fallait juste faire un plus long échauffement cet après-midi (mercredi)

- Est-ce que l’on peut dire que votre Masters a débuté à 1-4 au premier set?

«On peut dire que mes chances de jouer les demi-finales ont pris l’ascenseur à ce moment-là. Je ne sais pas pourquoi ma tête s’est mise à penser exclusivement au tennis à cet instant. Je me suis tellement battu toute l’année pour me qualifier que je devais réagir. Il fallait vraiment réussir à se donner un coup de pied au cul.»

- En fait, vous allez jouer un «quart de finale» du Masters en ayant passé au travers de deux sets et demi. C’est dire la marge que vous avez quand vous exploitez votre potentiel?

C’est un peu l’histoire de ma carrière. Mon niveau de jeu a tellement évolué ces dernières années. La marge est grande quand j’exploite mon potentiel, mais la limite est infime entre ce niveau et celui qui me fait prendre une taule face à Nadal. Alors évidemment, si on veut être positif, on peut dire que je suis dans la course en ayant foiré deux sets et demi. Mais franchement, j’aurais préféré ne pas en arriver là. Seulement, c’est comme ça. Je fais ce que je peux.

Créé: 19.11.2015, 06h42

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