Lundi 6 juillet 2020 | Dernière mise à jour 18:43

Tennis Les super-pouvoirs de Federer

En 2007, le Suisse a réussi à faire changer la surface du tournoi de Bercy. C'était la condition pour qu'il rejoue à Paris.

En 2007, Federer était déjà attendu à Paris comme le messie. AP

En 2007, Federer était déjà attendu à Paris comme le messie. AP

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Durant cette semaine du Masters 1000 de Paris, Roger Federer focalise toute l’attention. Dans la capitale française, l’on parle beaucoup plus du Suisse que des résultats des matches en cours. Chacun y va donc de ses petites histoires, déballe ses souvenirs touchant de près ou de loin au Maître.

Parmi toutes ces anecdotes, il y en a une qui confirme à quelle point la présence de Roger Federer est importante pour un tournoi de tennis, même un Masters 1000. Dans les colonnes de «L’Equipe», Jean-François Caujolle, ancien directeur du tournoi parisien entre 2007 et 2011 a expliqué comment le joueur suisse a réussi à faire changer la surface du tournoi. Et surtout pourquoi les organisateurs ont accepté sans broncher. «Federer n’aimait pas la moquette à l’époque, traumatisante pour lui. Et il nous avait conseillé une société en Autriche qui produisait une résine, celle du tournoi de Vienne, où il était à l’aise. On était allés voir en Autriche et ils sont venus la poser pour le compte de la société partenaire. On avait suivi ses prérogatives.»

«Je me suis dit: avant que je parte, il faut qu’il gagne.»

Dans la foulée, le Bâlois qui n’était plus allé à Bercy depuis 2003 y a fait son retour en 2007. Et Jean-François Caujolle de confesser: «C’est mon joueur préféré. Même si on doit avoir de la retenue en tant que directeur de tournoi, j’avais marqué mes préférences. Je me suis dit: avant que je parte, il faut qu’il gagne. Pour l’histoire, c’était bien que Federer gagne…»

Donc le directeur du tournoi a encore une fois été dans le sens de Federer. «Quand il est revenu à Paris, on avait alors évoqué les surfaces et il trouvait qu’il n’y avait pas beaucoup de changement entre chacune des surfaces sur le circuit. Il m’avait notamment fait une réflexion sur les tournois d’Indian Wells et Miami, sur des surfaces assez lentes, où il venait de perdre deux fois contre Guillermo Cañas. C’est une réflexion qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd…. En 2010, je suis revenu à ce que Federer m’avait dit sur les surfaces et j’en ai proposé une très rapide. Elle était plus adaptée à Federer qu’à Nadal, clairement.»

Federer ne gagna pas le tournoi en 2010, éliminé en demi-finale par Gaël Monfils, mais il souleva le trophée en 2011. Happy end pour Jean-François Caujolle qui a pu tirer sa révérence.

Créé: 02.11.2018, 17h11

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