Lundi 14 octobre 2019 | Dernière mise à jour 01:23

Tennis «Le tennis va mal, il a besoin de la Laver Cup»

Consultant pour la chaîne locale genevoise Léman Bleu durant la Laver Cup, Henri Leconte est convaincu que la compétition va aider le tennis.

Henri Leconte a visiblement apprécié le spectacle proposé à Palexpo.

Henri Leconte a visiblement apprécié le spectacle proposé à Palexpo. Image: Bastien Gallay

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En quoi est-ce différent de commenter la Laver Cup plutôt qu’un tournoi du Grand Chelem?

Ici c’était impressionnant, car l’atmosphère est différente, le format aussi. C’est notre Ryder Cup à nous. On a vu toute l’envie, l’animosité et la détermination de Rafa et de Roger pour cette compétition. Et puis j'étais entouré d’une jeune équipe dynamique et motivée, c’était très sympa de vivre de l'intérieur cette Laver Cup à Genève.

On a vu Federer et Nadal très impliqués lors des matches...

Ils sont comme ça. Et ça prouve que le tennis reste un sport individuel mais quand il se joue en équipe, comme lors d’une Ryder Cup, il permet aux joueurs de partager des moments particuliers. Avant, il y avait la Coupe Davis mais ça n’a plus rien à voir avec ce qu’elle représentait. La Laver Cup a pris du coup une dimension tout autre et c’est tant mieux!

La Laver Cup, est-ce une compétition ou une exhibition?

C’est une compétition! Tu joues pour représenter l’Europe ou le reste du monde. Vendredi, on a vu Fognini terrassé par l’enjeu, par la pression. Il était perdu. Avoir Rafa et Rodg’ derrière, ça lui a mis une grosse pression. Il n’a pas su la gérer. Et on a aussi vu des matches fabuleux.

L’enjeu sportif est faible pour de nombreux observateurs…

On veut qualifier cette nouvelle compétition d’exhibition parce qu’elle n’offre pas de points ATP. Mais on s’en fout des points ATP! On est là pour défendre autre chose. Il y a ici un monsieur qui s’appelle Rod Laver, qui marque et qui a marqué le tennis. C’est l’idole de beaucoup de joueurs, c’est grâce à lui que l’on est là. Roger Federer a une admiration sans limites pour cet homme et c’est pour ça qu’il a nommé la compétition ainsi. On a tous tellement de respect pour «Rocket». Cette épreuve permet de pérenniser tous ces joueurs qui nous ont tellement apporté.

Comment voyez-vous l’avenir de l’évènement?

La Laver Cup va devenir de plus en plus dingue, parce qu'elle peut partir un peu partout. C’est la seule épreuve qui réunit tous les joueurs sur trois jours et pas sur une semaine ou deux. C’est un format rapide qui est à la fois excitant et différent. Il n’y a que du bon pour le tennis, qui en a bien besoin. En dehors de certains Grand Chelems et de la Laver Cup, qui a réuni quand même 17'000 spectateurs par jour pendant trois jours, il n’y a pas beaucoup de monde qui vient voir les matches. Le tennis va mal, on le voit aussi dans nos clubs, en France ou ailleurs. On perd certains jeunes, car c’est un sport long, compliqué et exigeant. Il faut se réveiller. Car aujourd’hui, on peut voir n’importe quel sport sur Internet.

Créé: 23.09.2019, 12h02

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