Vendredi 15 novembre 2019 | Dernière mise à jour 11:18

Tennis «Tu veux savoir si tu dois changer de job?»

Ravi de sa performance, Roger Federer s’est permis un échange hilarant avec notre confrère Ubaldo Scanagatta. Verbatim.

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Vous vous souvenez d’Ubaldo Scanagatta, le journaliste italien aux 150 tournois du Grand Chelem qui avait été réveillé de sa sieste par Rafael Nadal au milieu d’une conférence de presse. Eh bien le facétieux Florentin s’est offert un échange hilarant avec Roger Federer, lundi soir. Visiblement ravi de sa performance limpide contre Matteo Berrettini, le Bâlois était d’humeur à chambrer la salle de presse. Un exercice facile lorsque celui que tout le monde appelle «Ubi» se lance dans l’une de ses questions à rallonge. Jugez plutôt.

Ubaldo Scanagatta: Roger, cette fois, j’ai besoin de ton aide, parce que Berrettini avait quand même gagné à Stuttgart, je l’ai vu atteindre les demi-finales à Halle…

Roger Federer: (taquin) Je ne t’ai pas vu à Halle.

U.S.: Mais je l’ai vu.

R.F.: Tu t’es simplifié la vie. T’as regardé le tournoi à la télévision, installé tranquillement dans ta chambre à coucher.

U.S.: C’est vrai. Mais je l’ai vu. Et ce matin, j’ai écrit que Berrettini ne pouvait pas battre Federer mais qu’il ne prendrait pas 6-1 6-2 6-2… ce qui est le score exact de la partie…

R.F.: Donc tu veux savoir si tu dois changer de job? (éclat de rire général) Tu peux l’envisager…

U.S.: Je voulais savoir ce que tu lui avais dit sur le chemin du Centre Court. Tu étais son idole. Est-ce que tu lui as dit quelque chose qui l’a perturbé?

Roger Federer répondit alors sérieusement à cette question taquine. Non, il n’avait rien dit de déstabilisant à Matteo Berrettini. Mais oui, l’Italien avait progressivement perdu ses moyens, sans doute à cause de l’inefficacité de son service. «Il faisait frais ce soir, les conditions étaient très lentes. Et quand tu sers des premières à 220km/h comme Matteo, tu devrais pouvoir compter sur plus de points gratuits. Je pense qu’il a été affecté par le fait que je le fasse jouer tout le temps, que je le travaille avec mon slice. Il n’arrivait pas à me faire mal comme cela aurait été le cas s’il avait fait plus chaud. Tout est devenu très facile pour moi et, quand t’es mené deux sets à zéro, cela devient très compliqué.»

Satisfait de sa réponse, «Ubi» pouvait s’offrir une dernière pirouette. «Est-ce que je dois démissionner?» «Pas encore. Accroche-toi encore quelques jours et on en reparle», rigola «le Maître». En cas de titre dimanche, Roger Federer offrira sans doute la première question à Ubaldo Scanagatta. Il pourra alors continuer à animer les salles de presse de tous les tournois du Grand Chelem.

Créé: 09.07.2019, 08h04

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