Vendredi 16 novembre 2018 | Dernière mise à jour 13:18

Football La «culture européenne» d'YB grandit petit à petit

Les Bernois ont abordé le match à Valence de la bonne manière, malgré la défaite 3-1.

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Autant Gerardo Seoane avait des raisons d'être fâché contre lui-même lors du premier déplacement de son équipe dans cette phase de poules de la Champions League, à Turin, autant l'entraîneur d'YB peut être fier de lui ce soir.

En alignant une équipe ultra-offensive, et en lui demandant d'aller mettre Valence en difficulté en jouant de manière très rapide et très verticale vers l'avant, l'entraîneur de Young Boys a délivré un message audacieux. Oui, YB peut jouer en Europe comme en Super League! La défaite 3-1 peut laisser croire à un échec, mais il n'en est rien: YB a souffert d'un manque d'efficacité offensive et, globalement, de qualité individuelle derrière, mais c'est tout.

Les Bernois, qui n'avaient fait que (mal) défendre, n'avaient pas existé à Turin. Ce mercredi au Mestalla, ils ont livré un vrai match de Champions League, rendant coup pour coup à Valence en première période. Nicolas Moumi Ngamaleu peut regretter son raté de la 44e car à 2-2, l'histoire aurait peut-être été différente en deuxième période. Face à ce Valence en crise, le coup était jouable et Gerardo Seoane l'avait bien compris.

Si le rendu collectif a été bon, les performances individuelles de certains de ses cadres ont cependant été en dessous des attentes. On pense en premier lieu à Steve von Bergen, mais aussi à Kevin Mbabu et Guillaume Hoarau, qui ont déjà connu de meilleures soirées, y compris sur le plan européen. Même si Valence est en difficulté actuellement, ses joueurs restent des références à très haut niveau européen et la différence de qualité a été criarde. Rien de honteux, bien sûr, et Young Boys doit absolument continuer sur cette voie lors des deux derniers matches de cette édition 2018-19 de la Champions League.

Perdu pour perdu, éliminé pour éliminé, le champion de Suisse doit engranger de l'expérience et tenter d'aller bousculer Manchester United et la Juventus. Surtout, ne pas se contenter de défendre: ce serait contre-nature et cela n'apporterait rien à une équipe qui doit se construire sur la scène européenne. Des soirées comme celles de ce mercredi y contribuent grandement. Et qui sait, si YB se qualifie la saison prochaine, il aura peut-être droit à un tirage un peu plus facile et à pouvoir rêver de la troisième place.

La Champions League ne se conquiert pas en une année, que ce soit tout en haut (Paris, Manchester City...) ou tout en bas, mais pour se donner une chance, il faut rester fidèle à soi-même et progresser année après année. Rien ne sera simple pour YB, qui risque de perdre ses meilleurs éléments lors des deux prochains mercatos, mais la culture européenne n'est pas forcément une histoire de joueurs, plutôt de statut du club. Qui grandit petit à petit.

(nxp)

Créé: 07.11.2018, 23h39

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