Dimanche 26 mai 2019 | Dernière mise à jour 11:23

Ski alpin Wendy Holdener: «J’avoue que j’ai un peu culpabilisé»

Découvrez la nouvelle chronique tenue par la skieuse helvétique.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

J'arrive au bout d’un mois de vacances intensives. Pour les skieurs, la période entre mi-avril et mi-mai est la seule qui permette de vraiment déconnecter, et cette année j’en avais vraiment besoin. Surtout après trois saisons où j’ai enchaîné Mondiaux et Jeux olympiques. Je n’étais jamais partie aussi longtemps: un mois en Asie, ça fait un moment que j’en rêvais, et là je me suis dit que je l’avais pour une fois mérité.

L’Asie s’est assez vite imposée comme une destination incontournable. D’abord parce que mon grand frère Steve vit à Hongkong et que je voulais lui rendre visite, ensuite parce que j’ai reçu une invitation de Head Japan pour aller skier au Japon. J’ai donc passé la première semaine à skier dans les Alpes japonaises, et je dois avouer que c’était plutôt dépaysant car j’ai rencontré des athlètes avec une autre approche de la compétition. Ensuite j’ai fait une semaine de vacances balnéaires en Thaïlande qui m’a vraiment permis de recharger mes batteries. C’était aussi l’occasion de nous réunir avec mes deux frères, Kevin et Steve, ce qui n’était plus arrivé depuis très longtemps.

Pour finir, j’ai passé deux semaines en Chine, avec mon copain Nico. C’était la troisième fois seulement que nous passions autant de temps ensemble, qui plus est à bouger de ville en ville presque tous les deux jours, ça a vraiment renforcé nos liens. Je voulais depuis un moment m’imprégner de la culture chinoise que je trouve fascinante, aussi parce que les Jeux olympiques auront lieu à Pékin en 2022. J’ai notamment visité Shanghai, Xi’an ou encore la Grande Muraille.

Ce voyage m’a épuisée, mais dans le bon sens du terme. Nous avons beaucoup bougé, beaucoup marché, il y avait tout le temps des nouveautés à digérer, des décisions à prendre. J’ai l’habitude de voyager durant la saison de ski, mais tout est prévu à l’avance par la fédération, je n’ai pour ainsi dire qu’à penser à mes performances. Là, il fallait tout organiser d’un jour à l’autre, réserver des hôtels, prévoir des plans B en cas de mauvaise météo, c’était intense et enrichissant.

Au début, je dois avouer que je culpabilisais un peu. Sur les réseaux sociaux, je voyais mes concurrentes qui continuaient à s’entraîner alors que moi je voyageais. Ce n’était pas facile de déconnecter. Et puis je me suis dit que j’avais eu le courage de dire stop au bon moment car je sentais que j’en avais vraiment besoin. Parfois il faut mettre ses priorités entre parenthèses pour repartir de plus belle. Je suis certaine que c’était la bonne décision. (nxp)

Créé: 12.05.2019, 18h30

Les chroniqueurs du Matin Dimanche


Sondage

Président de NE Xamax, Christian Binggeli a-t-il eu raison de ne pas demander l'Europe?



Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters