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Restaurant1 verre, 2 verres, Trois verres

Le restaurant Les Trois Verres se réinvente sans oublier ses fondamentaux sous les cieux d'Olivier Plan et de Julien Colas, nouveaux propriétaires des lieux.

par
Josiane & Josette
DR

On a le droit d'avoir une adresse préférée. Oui on a le droit ! Ce n'est pas parce que nous devons tester, approuver, détester, passionnément aimer, vertement critiquer, savoureusement proposer d'autres enseignes que nous ne pouvons pas avoir notre fétiche.

Trop souvent délaissé parce qu'on ne peut pas se dédoubler (nous sommes déjà double, c'est suffisamment compliqué) et que nous n'avons finalement qu'un estomac chacune, nous ne sommes pas moins éperdument fans des Trois Verres ou Tre Bicchieri pour les puristes que nous sommes qui préfèrent faire chanter la langue dès la réservation en préparation de la cuisine qui va fondre sur nos langues gourmandes (que les esprits joueurs et fallacieux se rassurent, nous ne parlons que d'alimentation).

Vénétie pour les assiettes, Sicile pour les breuvages, les responsables de l'avant et de l'arrière scène englobent à eux seuls la totalité de la botte et font en sorte de faire découvrir leur péninsule dans son intégralité à leur clientèle.

Depuis peu, la société Little Big Food a repris les rênes mais le changement de tête ne modifie en rien l'équipe en place, et nous n'en sommes que plus ravies. Et en parlant de tête, elles sont désormais surplombées dans la salle du restaurant de trois lustres magistraux, noir surtout, blanc autour, trois verres entre profondeurs et brillances cristallines, soufflés à Murano par Barovier&Toso. C'est la différence majeure entre l'avant et l'après Plan.

Il y a aussi sur les murs une fresque pop art à la gloire de l'enseigne et les photos d'Electro Zapata, pièces uniques entre beauté culinaire et reflets abstraits. Du moment que le poulpe grillé et les ravioli de veau de Roberto Benvegnù sont toujours là, rien ne sert de se secouer ? Vous avez bien raison.

Le service, souriant et averti est là, les bouteilles qui trônent et sont, il faut le dire, les piliers, les ancres, les raisons d'être de l'établissement, sont là, la cuisine visible de la rue avec sa brigade affutée aux papilles entrainées est là, l'immense Parmigiano à déguster pour patienter sur du pain aux olives est là, du coup, les JJ sont là aussi.

Ben oui, on ne va pas se refuser un crochet par notre fétiche ! Nous avons été conviées pour découvrir l'espace re-lustré (ouh ! jeu de mots !) et nous avons pu nous délecter des bouchées de Roberto, des vins d'Angelo sur fond de musique lounge. Moment select et fugace, avant de s'offrir à nouveau, dès que possible, une incartade gourmande entre les murs de pierre des Trois Verres. Épicuriennes, nous ?

Cet article vous a été concocté par JJSphere, magazine digital: les découvertes, les rencontres et les voyages de Josiane&Josette.

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