Actualisé 12.06.2020 à 08:48

TV«120 minutes»: samedi, c'est la dernière!

Vincent Veillon et Vincent Kucholl arrêtent leur émission le 13 juin. Qu'on se rassure: ils seront de retour en septembre avec un nouveau concept plus court. Présentation.

par
LeMatin.ch
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Vincent Veillon et Vincent Kucholl présenteront l'émission «120 Minutes» pour la dernière fois samedi 13 juin à 20h10 sur RTS1.

Vincent Veillon et Vincent Kucholl présenteront l'émission «120 Minutes» pour la dernière fois samedi 13 juin à 20h10 sur RTS1.

RTS
Au sommaire: «19h17», une parodie du film «1917» sur les coulisses de l'armée, avec Kacey Mottet-Klein et Alex Kominek.

Au sommaire: «19h17», une parodie du film «1917» sur les coulisses de l'armée, avec Kacey Mottet-Klein et Alex Kominek.

RTS
Une parodie de «Je danse le Mia», «Je danse chez moi», en souvenir du confinement.

Une parodie de «Je danse le Mia», «Je danse chez moi», en souvenir du confinement.

RTS

Clap de fin pour «120 minutes». Samedi 13 juin à 20h10, l'émission d'humour de Vincent Veillon et Vincent Kucholl vivra sa dernière édition, après deux ans d'antenne sur RTS1. Elle avait succédé à «26 minutes» en septembre 2018, ses deux instigateurs souhaitant privilégier alors davantage les formats longs – et par la même occasion passer d'un rythme hebdomadaire à mensuel.

Mais comme toujours avec les deux Vincent, ce n'est pas vraiment terminé. On sait déjà qu'ils reviendront à la rentrée avec une toute nouvelle émission. Vincent Veillon nous en dit plus.

À quoi peut-on s'attendre samedi?

Nous sommes toujours en conditions particulières, c'est à dire sans public. Nous n'aurons donc pas un grand final en beauté comme cela avait été le cas pour «26 minutes». Mais nous avons un sujet sur l'armée qui a nécessité l'un des plus gros tournages que nous avons jamais faits. C'est une parodie du film «1917» qui s'appelle «19h17», sur les coulisses de l'armée. C'est un plan séquence tourné à Bure (JU), avec Alex Kominek et Kacey Mottet-Klein en soldats. Nous essayons de faire du cinoche!

Quoi d'autre au sommaire?

Une parodie de «Je danse le Mia», «Je danse chez moi», en souvenir du confinement, avec une centaine de plans qui s'enchaînent. Nous avons fait jouer une jeune actrice, Mila Jubelin-de Meyer (14 ans), avec qui j'ai tourné dans une websérie du NIFFF et de la RTS, «Bâtards». Elle sera en duplex d'un alpage.

Avec la Covid-19, les tournages ont été bouleversés mais cela a aussi été une source d'inspiration, n'est-ce pas?

Devoir s'adapter nous a mis face à bien des défis, mais cela nous a permis de nous rendre compte que nous n'avions pas perdu le sens de la débrouille. Effectivement, en tant que créatifs, c'était une expérience. Que ce soit les chanteurs ou les acteurs, c'était une période où tout le monde avait besoin de s'exprimer.

En quoi consistera cette nouvelle émission que vous présenterez en septembre?

Elle sera plus courte, plus fréquente – mais pas hebdomadaire. Le nom et le logo ne sont pas encore arrêtés. Nous travaillons par cycle d'environ trois ans, nous aimons bien garder une forme d'agilité. Mais nous n'allons pas changer complètement la formule. Le format de «120 minutes» est très long, nous devons produire énormément et donc nous regrettions le côté ramassé de «26 minutes».

Est-ce que «120 secondes» à la radio, sur La Première, s'arrête aussi?

Non. Nous aimons beaucoup cette chronique, nous nous sentons à notre place sur La Première, ce qui démontre que nous sommes devenus vieux! (Rires.)

Allez-vous retrouver bientôt la scène?

Pas avant une année ou deux. Après 2019 où il y a eu le spectacle «Le fric», le Knie et le Paléo, nous avons besoin de disparaître un peu des scènes. Surtout que nous avons plein de rêves, comme celui de faire un film.

En dix ans, des chroniques que vous publiiez vous-même en vidéo à l'équipe qui vous entoure aujourd'hui, vous en avez fait du chemin! Cela doit vous rendre fier.

Il faut se méfier de la fierté. Nous nous sommes bien trouvés avec Vincent. Nous avons la même exigence: le souci du détail. En ce qui concerne les gens avec qui nous collaborons nous avons tous en commun le plaisir de bosser et de ne pas se prendre au sérieux. Et surtout de pouvoir partager.

Laurent Flückiger

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