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Éditorial13 janvier: la Suisse a besoin d’un geste fort

Épinglée pour sa pingrerie, la Confédération doit réagir et mettre en place un système simple et efficace pour que les aides parviennent à ceux qui en ont besoin.

par
Eric Felley
Mercredi dernier, Alain Berset a proposé de nouvelles mesures sanitaires jusqu’à fin février. Mais la question des indemnisations devient chaque jour plus problématique.

Mercredi dernier, Alain Berset a proposé de nouvelles mesures sanitaires jusqu’à fin février. Mais la question des indemnisations devient chaque jour plus problématique.

AFP

Interrogé dimanche soir dans l’émission «Mise au point» sur la «RTS», le président valaisan Christophe Darbellay a eu cette formule: «Dans cette pandémie il y a un docteur derrière chaque sapin». On ajoutera que même les meilleurs docteurs peuvent encore changer d’avis. Ainsi a-t-on été surpris de l’entendre affirmer: «La Confédération n’aurait jamais dû lâcher ce dossier». Il y a un mois, il était encore le chantre des exceptions cantonales, disant qu’il allait «se battre jusqu’au bout» contre les propositions du Conseil fédéral.

Ce mercredi 13 janvier, le Conseil fédéral décidera s’il entérine les mesures mises en consultation la semaine dernière, soit la prolongation des fermetures jusqu’à fin février et leur extension aux commerces non essentiels. Cette fois, les cantons sont quasi au garde-à-vous. Il n’y a plus d’exception à faire valoir. Sur le plan politique, seule l’UDC fait de la résistance en s’opposant au Conseil fédéral, plus particulièrement à Alain Berset.

Pour une «indemnité fédérale de fermeture»

L’indemnisation des acteurs économiques est devenue l’enjeu politique de ces prochaines semaines. La riche suisse s’est fait épingler sur la scène internationale pour sa pingrerie en la matière. Selon les chiffres publiés dimanche, seuls 8,4 millions de francs ont été effectivement versés sur les 2,5 milliards mis à disposition par le Conseil fédéral, soit 0,33%. Comment expliquer un tel écart? Soit on se trompe lourdement sur les besoins des gens, soit le système mis en place est trop dissuasif et trop lent. Probablement un peu des deux.

Pour les cas de rigueur, ce sont les cantons qui doivent gérer les demandes d’aides. Mais la Confédération devrait aussi donner un signal fort à l’ensemble du pays. Elle pourrait allouer une forme «d’indemnité fédérale de fermeture» (à l’exemple du canton de Vaud) financée à 100% par elle. Cette allocation devrait être simple et efficace, la moins bureaucratique possible. Ce serait un moyen concret de redonner confiance aux personnes lésées et de montrer que la Suisse existe, car l’année ne fait que commencer…

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307 commentaires
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OUF

13.01.2021 à 00:34

Lors de la première vague, Madame Simmonetta Sommaruga, conseillère fédérale a dit en interview : ''Nous ne laissera personne sur le côté''. Un mensonge de plus. La Banque Nationale Suisse annonce un bénéficce de 21 milliards pour 2020. Quid de cet argent ''hors contribuable'' ? Et de qui ces messieur-dames du Conseil Fédéral se moquent-ils ? A vrai dire, à part leur pomme, ils ne connaissent rien de la souffrance de ceux qui vont mourir...

Uijjjjj

13.01.2021 à 00:05

Manifestez dans les rues et devant le palais fédéral sans peur En 3000 ou 4000 personnes les flics ne pourront pas nous arrêter un par un et si on manifeste faut pas le dire Manifestez spontanément les amis vrais suisses

Uujjkkjj

13.01.2021 à 00:02

#machenSieauf Depuis hier milliers de restauranteurs suisse on ré ouvert sans peur pas comme la majeur partie des gens qui écrivent ici Faut descendre dans les rues mais pas à 200 personnes mais à 3000 l, 4000 personnes