Ravageurs exotiques: 2 millions pour se débarrasser de la punaise diabolique
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Ravageurs exotiques2 millions pour se débarrasser de la punaise diabolique

Les Chambres sortent le porte-monnaie pour lutter contre cet insecte vorace. Guy Parmelin le reconnaît: les ravageurs exotiques posent un problème nouveau.

par
Eric Felley
Partout où elle passe, la punaise diabolique, ou punaise «marbrée», cause des dégâts considérables aux récoltes.

Partout où elle passe, la punaise diabolique, ou punaise «marbrée», cause des dégâts considérables aux récoltes.

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En Suisse alémanique, on raconte que la punaise diabolique est arrivée en Suisse il y a quelques années dans des cartons transportant des tuiles pour un jardin chinois en ville de Zurich. En 2018, profitant d’un automne très chaud elles s’étaient tellement multipliées, qu’on en trouvait partout dans les vergers, les jardins et jusque dans les maisons. Contrairement à la punaise de lit, elle n’est pas dangereuse pour l’homme. Par contre, elle dégage une puanteur extrême quand on l’écrase. En allemand, on l’appelle «Stinkkäfer», littéralement «coléoptère puant». Mais sa principale nuisance est d’attaquer les fruits et légumes qu’elle rend impropre au marché.

Avec la cochenille farineuse du bananier

Le Conseil des États a accepté mardi une rallonge de 2 millions de francs pour développer de nouvelles recherches pour s’en débarrasser. «Parmi les autres ravageurs émergents accidentellement introduits en Europe, a expliqué le conseiller fédéral Guy Parmelin, on peut citer aussi la cochenille farineuse du bananier, le scarabée japonais et d’autres néobiotes. On a parlé il y a deux ou trois ans de la drosophile suzukii. On voit toujours plus de ces ravageurs. Est-ce lié à la mobilité de la population ou au réchauffement climatique?»

La samouraï contre la diabolique?

Sans attendre la réponse, Guy Parmelin considère que la menace est particulièrement grave pour l’ensemble de la Suisse et justifie un renforcement des moyens de lutte. Ainsi les deux Chambres ont a accepté cette rallonge d’un demi-million de francs par année durant quatre ans. Jusqu’ici la propagation d’une autre invitée exotique – une minuscule guêpe noire appelée guêpe samouraï - semble une alliée efficace en matière de lutte intégrée en parasitant les œufs de la punaise diabolique.

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