Gastronomie: 2020: grande année pour le chou blanc!
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Gastronomie2020: grande année pour le chou blanc!

Bizarrement, les Suisses se sont gavés de choux lors des périodes de confinement. Sur l’année, sa consommation a augmenté de 28%.

par
Eric Felley
L’année 2020 aura montré une nette augmentation de la consommation de choux.

L’année 2020 aura montré une nette augmentation de la consommation de choux.

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Cru, à la poêle, à la casserole ou au four, le chou a été le roi des légumes sur les tables en 2020. En particulier, et c’est presque un jeu de mots pour une année de pandémie, le chou blanc. L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) communique ce vendredi qu’entre 2016 et 2019, le commerce de détail avait écoulé en moyenne 3715 tonnes de choux pommés: «Mais l’an dernier, il s’en est vendu 4666 tonnes, soit 28% de plus, notamment pendant le confinement ordonné à cause du Covid, et aussi à des prix nettement inférieurs à la moyenne.»

La demande de choux a cru plus fortement que la moyenne des légumes (+17%). Sans conteste, le plus aimé des choux est le blanc (en fait il est vert) avec 50% des ventes. Viennent ensuite le rouge (25,6%) et le frisé (24,4%). Sans doute que le prix y est pour quelque chose, car le blanc coûte en moyenne 2 fr. 88 le kilo à la caisse, tandis que le frisé monte à 4 fr. 29.

Ce qui est étrange est que cette surconsommation a suivi les périodes de confinement au deuxième et au quatrième trimestre 2020. Au deuxième, l’OFAG parle «d’une explosion des ventes» de ces trois variétés de choux (+52%) alors que d’ordinaire, «les stocks diminuent à cette période et la demande s’affaisse par rapport au premier trimestre». Durant l’été, où l’on mange peu de choux, la consommation est redevenue normale, mais au quatrième trimestre, nouveau confinement et nouvelle vague de choux sur les tables helvétiques.

Pourquoi? Mystère. Le chou serait-il un antidépresseur ou contiendrait-il une substance qui fait barrage au coronavirus? L’OFAG ne donne pas de piste quant à la corrélation profonde entre le confinement et l’envie de manger du chou… «Gageons que l’évolution restera intéressante les mois à venir, note l’Office. En effet, les mesures sanitaires n’ont pas été levées et les stocks suisses de choux étaient nettement plus importants au 31 décembre 2020 qu’une année plus tôt». Pas de quoi faire monter les prix.

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