Automobilisme: 24 Heures du Mans: vers un sprint de longue durée

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Automobilisme24 Heures du Mans: vers un sprint de longue durée

Il est bien loin le temps où l'on «sacrifiait» une voiture – le lièvre – en début de course, en demandant à ses pilotes d'adopter un rythme si élevé que les concurrents devaient s'adapter... Désormais, les voitures étant très fiables, la plus connue des courses d'endurance est bien un sprint de 24 heures.

par
Jean-Claude Schertenleib
Le Mans
Lors des essais préliminaires, Toyota avait fait grande impression.

Lors des essais préliminaires, Toyota avait fait grande impression.

AFP

Il y a dix jours, lors des essais préliminaires des 24 Heures du Mans, Toyota avait fait grande impression, les trois voitures japonaises – dont celle du Vaudois Sébastien Buemi – réussissant les trois meilleurs temps, devant les deux Porsche officielles, avec la numéro 1 victorieuse l'an dernier aux mains du Seelandais Neel Jani.

«Nous avons étudié ces essais avec attention et nous avons constaté que les Toyota étaient plus rapides que nous en fin de ligne droite», expliquait d'ailleurs Jani, mercredi après-midi. Dans l'autre camp, Séb Buemi ne se laissait pas emporter par ces premiers verdicts chronométrés, sachant en vieux briscard qu'il est désormais de la discipline, qu'à ce stade de la préparation de la fameuse course, on aime bien cacher certaines de ses ambitions.

La preuve nous en a été donnée dès hier soir, lors de la première séance d'essais qualificative. Une séance raccourcie de vingt minutes, un accident lors des essais de la course «Road to Le Mans», une formule de promotion mise en place par l'ACO pour former de jeunes pilotes à la discipline, ayant nécessité des réparations sur les abords du circuit.

Un meilleur chrono qu'en 2016

Bref, les cinq candidats à la victoire finale, trois Toyota et deux Porsche, ont pris la piste à 22 h 20 et dès son premier tour lancé, Timo Bernhard (Porsche No2) réussissait un premier chrono de référence... plus rapide que la pole position de l'an dernier, réalisée par le futur vainqueur, Neel Jani!

Les hostilités ne pouvaient pas mieux commencer et Toyota allait reprendre la main dans les minutes suivantes, la No 7 (Conway, Kobayashi, Sarrasin) devançant finalement la No 8 (Buemi, Davidson, Nakajima) et la première des deux Porsche.

En LMP2, la catégorie la plus importante quantitativement parlant cette année, à souligner les ambitions du Neuchâtelois Jonathan Hirschi, qui partage le volant de l'Oreca 07 No 24 avec l'ancien pilote de F1 français, Jean-Eric Vergne (quatrième temps de la catégorie, 10 e au scratch); une voiture dans laquelle «Le Matin» a eu l'occasion de s'installer en début de soirée, pour vous expliquer dans notre édition de demain l'environnement des pilotes pendant cette course unique.

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