25.01.2019 à 02:22

Eglise catholique3 moments forts du 2e jour du pape au Panama

Voici 3 moments forts de la 2e journée de François au Panama, où sont célébrées les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

Le pape François salué par la foule le 24 janvier 2019 au Panama.

«Qu'il nous voie»

Le pape François a appelé jeudi en Amérique centrale à éviter d'infliger d'«autres souffrances» aux Vénézuéliens.

Un immense drapeau vénézuélien de 60 mètres de long l'attendait à son arrivée jeudi soir sur le boulevard qui longe le Pacifique pour sa première rencontre avec les milliers de pèlerins des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

Portant l'inscription «Pray for Venezuela» (Priez pour le Venezuela), la bannière fabriquée par des Vénézuéliens exilés au Panama voulait évidemment attirer l'attention du souverain pontife alors que la crise dans le pays pétrolier connaît un regain de tension. Le chef de l'opposition Juan Guaido s'est autoproclamé chef de l'État tandis que 26 personnes ont été tuées dans des manifestations depuis lundi.

José Raul Peña, âgé de 20 ans, a expliqué à l'AFP qu'il espérait «que le pape nous voie, avec notre grand drapeau du Venezuela». Un autre jeune vénézuélien a confié sa déception : il souhaitait que le pape dise que «le Venezuela va être libre, (qu'il) reconnaisse le nouveau président Juan Guaido et (qu'il) ne reconnaît pas Nicolas Maduro, le dictateur».

«Cool»?

Le pape François a dit ne pas vouloir d'une église plus «cool» ou «divertissante» pour attirer de nouveaux fidèles, lors de sa première rencontre jeudi soir avec les milliers de pèlerins.

Accueilli comme une rock star par des hourras et les applaudissements, le souverain pontife leur a demandé de «ne pas avoir peur, d'aller de l'avant avec cette énergie rénovatrice et ce souci constant qui nous aide et nous fait bouger pour être plus joyeux et plus disponibles».

«Aller de l'avant non pas pour créer une église parallèle un peu plus divertissante ou cool dans un événement pour les jeunes, avec tel ou tel élément décoratif, comme si cela vous suffisait pour vous rendre heureux», a-t-il poursuivi depuis une gigantesque estrade construite au bord du Pacifique.

Leçon anti-corruption

Dans son premier discours au Panama jeudi, le pape François a fustigé devant le président de ce pays Juan Carlos Varela et le corps diplomatique «toute forme de corruption» en politique.

Alors que plusieurs scandales financiers éclaboussent des dirigeants sur le continent latino-américain, François a lancé aux responsables politiques «une invitation à (...) mener une vie qui montre que la fonction publique est synonyme d'honnêteté et de justice et antinomique de toute forme de corruption».

Du Brésilien Lula aux quatre derniers dirigeants péruviens, une douzaine d'ex-présidents d'Amérique latine sont en prison, en fuite, impliqués ou destitués pour des affaires de ce type.

(AFP)

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