12.12.2019 à 16:05

Trente ans de réclusion pour l'attaque de militaires

France

Moussa Coulibaly avait tenté d'assassiner au couteau trois militaires à Nice en février 2015. Il a été condamné à 30 ans de prison, assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers.

Moussa Coulibaly.

Moussa Coulibaly.

AFP

La cour d'assises spéciale a, conformément aux réquisitions de l'avocat général, assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers. Elle a estimé que cet homme de 35 ans, «radicalisé depuis des années», n'avait montré que «peu ou pas de regrets» depuis les faits.

Le 3 février 2015, ce délinquant radicalisé de Mantes-la-Jolie (Yvelines), tout juste expulsé de Turquie, avait, dans une artère commerciale très fréquentée de Nice, blessé avec un long couteau deux militaires en faction devant un centre communautaire juif, avant d'être maîtrisé par un troisième soldat.

En garde à vue, Moussa Coulibaly avait clamé sa haine de la France, des policiers, des militaires et des juifs. A l'énoncé du verdict, l'accusé est resté impassible dans le box, conservant le même regard vague qu'il affiche depuis l'ouverture du procès.

«Détermination quasi fanatique»

Pour les magistrats professionnels, Moussa Coulibaly a fait preuve lors de cette attaque d'une «détermination quasi fanatique», appliquant «à la lettre les injonctions» de l'organisation Etat islamique (EI) à commettre des attentats sur le sol français.

La cour l'a reconnu coupable de tentatives d'assassinats, mais aussi d'association de malfaiteurs terroriste pour avoir cherché à se rendre en Syrie et rejoindre le groupe EI. L'avocat général avait requis l'acquittement sur cette dernière infraction, Moussa Coulibaly étant parti «tout seul» avant d'être expulsé de Turquie.

Les juges ont également souligné la «personnalité inquiétante» de Moussa Coulibaly, dont la «dangerosité n'a visiblement pas été atténuée» par les années de détention et qui a exprimé «peu ou pas d'empathie à l'audience». Dans ses derniers mots avant que la cour ne se retire pour délibérer, Moussa Coulibaly avait assuré: «A présent, je suis contre la violence. Je referai plus ce que j'ai fait».

Son avocat Serge Money avait demandé à la cour de requalifier les faits en «violences volontaires aggravées», contestant l'intention de tuer et la préméditation.

(AFP)

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