Justice - 30 avocats pour défendre les condamnés de la ZAD
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Justice30 avocats pour défendre les condamnés de la ZAD

Les militants et les militantes de la colline du Mormont estiment avoir fait l’objet de décisions expéditives. La défense s’organise

par
Eric Felley
Le 31 mars dernier, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation de la colline du Mormont (VD).

Le 31 mars dernier, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation de la colline du Mormont (VD).

ZAD du Mormont/FB

À la suite de l’évacuation du 30 mars dernier de la zone à défendre (ZAD) du Mormont, 42 militantes et militants ont été condamné(e)s par ordonnance pénale immédiate. Tous ont écopé de la prison ferme, parfois jusqu’à 3 mois, alourdis de 30 jours-amendes et d’amendes allant de 400 et 700 fr., avec des frais de procédure. Depuis, la défense s’organise. Selon un communiqué de la ZAD du Mormont, 30 avocates et avocats des barreaux vaudois et genevois se sont mobilisés pour défendre les droits des zadistes contre «des ordonnances pénales rendues en masse et dans la précipitation. La justice doit se positionner tant sur le procédé que sur les peines rendues».

Parmi les défenseurs, Me Saskia von Fliedner de Genève explique les tenants et les aboutissants de cette procédure: «Les personnes condamnées par ordonnance pénale immédiate, lors des événements du 30 mars et du 1er avril lors de l’évacuation policière, avaient 10 jours pour faire opposition à cette condamnation. 42 l’ont fait. L’opposition doit maintenant être traitée par le Ministère public, qui peut soit classé l’affaire, rouvrir l’instruction ou transmettre le cas au Tribunal de première instance pour jugement. Celui-ci peut soit renvoyer à l’instruction, acquitter, réduire ou confirmer la peine».

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