Humeur - 30 km/h en ville, ou le cauchemar lausannois de Marco Chiesa
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Humeur30 km/h en ville, ou le cauchemar lausannois de Marco Chiesa

Le président de l’UDC arrive en pleine nuit dans la capitale rose-verte… Victime d’une machination, il ne peut pas éviter l’excès de vitesse.

par
Eric Felley
30, un chiffre qui incarne la nouvelle politique en matière de protection sonore.

30, un chiffre qui incarne la nouvelle politique en matière de protection sonore.

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30! Voilà le chiffre qui apparaît dans un cauchemar du président de l’UDC Suisse, Marco Chiesa. Des rues et des rues avec le chiffre 30, dans un rond rouge vif, affiché partout à l’entrée, à la sortie, dans les carrefours, sur les murs. Au volant d’un SUV BMW X3, le voilà qui roule la nuit en ville de Lausanne. Partout des policiers en habit phosphorescent installent des centaines de ces panneaux comme autant de menaces pour la liberté. Tout ça pour lutter contre un peu de bruit, soupire-t-il. Et il se sent pris à la gorge, proche de l’étouffement.

Il roule prudemment, car il se méfie des radars perfides posés par la gauche vert caviar qui tient la ville. Mais soudain une crampe le prend. Sa jambe droite devient lourde et se durcit, elle est de plus en plus lourde et dure. Alors qu’il vient de quitter une voie pénétrante à 50 km/h, il perd le contrôle. Sa jambe appuie sur l’accélérateur contre son gré. Le voilà qui monte à 60 km/h, puis 70, 80, 90, 100 km/h! Le radar le cueille comme un fruit mûr, quand il passe du côté du Tribunal fédéral, tout un symbole.

Il est amené devant un juge pour comparution immédiate. Retrait de permis, expulsion sur-le-champ de la ville et cinq ans d’interdiction d’entrée à Lausanne. Il demande à voir un avocat, il se plaint d’être victime d’une machination, d’une vengeance à cause de la «guerre» qu’il a lancée le 1er août contre les écolos gauchistes urbains moralisateurs. Il menace de faire intervenir Guy Parmelin pour couper les RHT à tous ces parasites qui ne supportent pas le bruit.

Rien à faire, il est emmené à la gare, menotté comme un requérant indésirable, et mis dans un train pour Zurich. Il se réveille alors dans son lit, en sueur, mais sain et libre. «Voilà des villes entières mises au pas par des petites natures idéalistes aux oreilles délicates, se dit-il en enfilant ses pantoufles, c’est encore pire que ce que je pensais!»

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