Egypte: 35 policiers et soldats tués par des islamistes
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Egypte35 policiers et soldats tués par des islamistes

Des affrontements entre des policiers et soldats égyptiens et des islamistes ont fait au moins 35 morts, déclarent les autorités.

Image prétexte

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Keystone

Au moins 35 policiers et soldats égyptiens ont été tués dans des affrontements avec des éléments islamistes dans le désert occidental, au sud-ouest du Caire, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaire et médicale.

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a confirmé l'incident, survenu sur la route de l'oasis de Bahariya, tout en évitant de donner un bilan des membres des forces de sécurité tués.

Le communiqué a également précisé que plusieurs assaillants «terroristes» ont été tués lors des affrontements. Mais aucune précision n'a été donnée quant à leur nombre.

Les forces de sécurité, qui traquaient des militants islamistes dans la région, ont été attaquées vendredi en fin de journée sur la route menant à l'oasis de Bahariya, à moins de 200 km au sud-ouest du Caire, selon le ministère de l'Intérieur.

Le site de l'oasis a longtemps été une destination touristique prisée.

Embuscade

Selon une source proche des services de sécurité, leur convoi a reçu des tirs de roquettes. Des engins explosifs ont également été utilisés par les assaillants.

Selon d'autres sources sécuritaires, les policiers s'étaient rendus dans cette région isolée pour vérifier un renseignement sur la présence dans une maison de huit militants du groupe Hasm, organisation responsable de plusieurs attaques contre des magistrats et des policiers l'an dernier au Caire.

Pendant l'opération, un convoi composé de quatre SUV et d'un véhicule du ministère de l'intérieur est tombé dans une embuscade tendue par des assaillants, qui ont fait exploser des bombes à son passage et l'ont attaqué au lance-roquettes, a dit un responsable des services de sécurité de Guizeh.

L'attaque n'a pas été revendiquée. Une fausse revendication du groupuscule extrémiste Hasm, relayée par plusieurs médias, a été postée sur les réseaux sociaux peu après les faits. Mais le compte Twitter de Hasm, où sont habituellement diffusées leurs revendications, était inactif depuis le 2 octobre.

Cible

Depuis que l'armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et la police.

Les autorités égyptiennes luttent principalement contre la branche égyptienne du groupe djihadiste, Etat islamique (EI), qui multiplie les attentats dans le nord de la péninsule du Sinaï (est de l'Egypte).

Des centaines de soldats et de policiers ont péri dans ces attaques.

Mais Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire. Dans leurs revendications, ces groupes n'ont jamais fait état d'une affiliation aux Frères musulmans.

Divisions

Sous l'effet d'une sévère répression, les Frères musulmans, un puissant mouvement longtemps principale opposition en Egypte, se sont divisés en plusieurs tendances rivales, partagées entre partisans et adversaires du recours à la violence. Le groupe Etat islamique (EI) en Egypte, à la différence de l'Irak ou la Syrie, n'a pas été en mesure de s'emparer de centre urbains.

Le groupe EI a également revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre des églises coptes en décembre 2016 et avril 2017. Au total, plus d'une centaine de Coptes ont été tués dans trois attaques au Caire, à Alexandrie et à Tanta (nord de l'Egypte).

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a prolongé pour trois mois, à compter du 12 octobre, et pour la deuxième fois l'état d'urgence déclaré en avril après des attentats meurtriers contre des églises coptes.

(AFP)

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