France: 36 ans après un meurtre, il passe aux aveux
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France36 ans après un meurtre, il passe aux aveux

Un cold case sur de la disparition d’une jeune femme de 25 ans en 1986 a été résolu dans l’Isère.

par
Renaud Michiels
Marie-Thérèse Bonfanti, disparue en mai 1986.

Marie-Thérèse Bonfanti, disparue en mai 1986.

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Un cold case vieux de 36 ans a été résolu en Isère, celui de l’enlèvement et du meurtre d’une jeune femme de 25 ans, Marie-Thérèse Bonfanti, en mai 1986. Le suspect, aujourd’hui 56 ans, a été interpellé en début de semaine. Il a été mis en examen pour «enlèvement», «séquestration» et «meurtre».

L’information a été révélée par RTL et «Le Dauphiné». «Devant les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de l’Isère, le suspect a reconnu les faits en livrant des aveux circonstanciés. Il aurait indiqué avoir caché le corps de la victime dans une forêt», rapporte RTL.

«Le Dauphiné» précise de son côté que le meurtrier présumé était déjà le principal suspect à l’époque, mais l’enquête n’avait pas permis de le confondre.

Plus aucun signe de vie

Le drame avait eu lieu le 22 mai 1986 à Pontcharra, non loin de Chambéry. Jeune femme de 25 ans, Marie-Thérèse Bonfanti, distribuait des journaux durant l’après-midi pour arrondir ses fins de mois lorsqu’elle avait disparu. En fin de journée, cette mère de deux enfants n’était pas allée récupérer son bébé de 6 mois chez la nourrice, puis n’était pas rentrée retrouver son mari et son autre enfant, une fille de 4 ans.

Sa petite voiture avait été retrouvée, les clés encore sur le contact et le sac à main de la disparue sur le siège passager. Depuis, plus jamais aucun signe de vie.

L’enquête menée à l’époque avait mené à un suspect, mais il avait été libéré faute de preuves. Cette enquête avait finalement été close cinq ans après la disparition.

Combat de la famille

La famille de Marie-Thérèse Bonfanti, souligne cependant le «Dauphiné», n’avait jamais baissé les bras et a toujours conservé l’espoir de connaître la vérité et que le ravisseur soit confondu. À sa demande, l’enquête a été rouverte en avril 2020 et confiée au groupe cold case de la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble.

En juin dernier, les enquêteurs avaient mené une opération importante, passant un secteur au peigne fin. On ne sait cependant pas pour l’instant quels éléments concrets ont mené à l’interpellation du suspect, qui avait 21 ans à l’époque du drame.

«C’est un très gros soulagement», réagit l’avocat de la famille de la jeune femme auprès de RTL. Pour lui, l’arrestation du tueur présumé représente «la consécration de tout leur travail et détermination».

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