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Valais3e correction du Rhône: les opposants montent au front

Opposés à l'élargissement du fleuve, trop gourmand en surface d'assolement, les opposants au projet officiel de 3e correction du Rhône proposent une solution plus rapide et moins chère.

Le canton du Valais ne peut pas financer la 3e correction du Rhône par son budget ordinaire.

Le canton du Valais ne peut pas financer la 3e correction du Rhône par son budget ordinaire.

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

Les opposants au projet officiel de 3e correction du Rhône critiquent le caractère «dispendieux et pharaonique» du projet. Leur référendum contre le financement du projet vise à proposer une option moins onéreuse et plus rapide.

«Des hausses d'impôts seront inévitables», a déclaré mercredi le président du comité référendaire Willy Giroud. Mais il existe une alternative: s'opposer au financement du projet gouvernemental.

Le canton ne peut pas financer la 3e correction du Rhône par son budget ordinaire. Il propose de constituer un fonds de financement alimenté par le budget ordinaire et par un montant de départ de 60 millions de francs pris dans le fonds de financement des infrastructures du 21e siècle.

Les référendaires s'opposent à ce procédé car ils jugent le projet du gouvernement trop cher. Le canton est déjà dans les chiffres rouges, il est incapable de financer la 3e correction du Rhône par le budget ordinaire, estime le vice-président du comité Jérôme Desmeules.

Contre un élargissement

Le projet officiel combine un renforcement des digues, un abaissement et un élargissement du lit du fleuve selon la topographie et le comportement de la nappe phréatique. Les travaux pourraient durer trois décennies et coûter un total de 3 milliards de francs, même si le décret porte sur 1 milliard en dix ans.

Trop pour les référendaires. Opposés à l'élargissement du fleuve, trop gourmand en surface d'assolement, ils proposent une solution plus rapide et moins chère. Un renforcement des digues et un abaissement du lit sont suffisants pour sécuriser la plaine du Rhône contre les crues.

Avec cette solution, un milliard de francs suffit à financer les travaux qui ne dureraient pas plus de dix ans. La plaine du Rhône serait sécurisée de Brigue au Léman, assure Willy Giroud. Le peuple se prononcera le 14 juin.

(ats)

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