Réassurance: 3e trimestre difficile pour Munich Re
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Réassurance3e trimestre difficile pour Munich Re

Le numéro un mondial de la réassurance confirme ses prévisions de bénéfices pour 2015, malgré un 3e trimestre pénible.

A l'échelon opérationnel, le bénéfice d'exploitation de Munich Re a diminué de plus de 36%.

A l'échelon opérationnel, le bénéfice d'exploitation de Munich Re a diminué de plus de 36%.

Keystone

Le réassureur allemand Munich Re, numéro un mondial du secteur devant le groupe zurichois Swiss Re, confirme ses prévisions de bénéfices pour l'année 2015, malgré un troisième trimestre sur lequel les récentes turbulences des marchés financiers ont laissé des traces.

Alors qu'il table toujours sur un bénéfice net annuel d'au moins 3 milliards d'euros, Munich Re a vu son bénéfice trimestriel fondre de 29% à 525 millions d'euros (567,2 millions de francs), tandis que les entrées de primes brutes, l'équivalent du chiffre d'affaires dans le secteur de l'assurance, ont progressé de 3,6% à 12,5 milliards d'euros, une augmentation uniquement due à des effets de change favorables.

Dépréciations et gains moindres

«Avec un bénéfice trimestriel de 525 millions d'euros, nous restons sur la voie d'un nouveau résultat gratifiant pour l'année», a estimé jeudi, dans un communiqué, le directeur financier Jörg Schneider, soulignant tout de même que «les turbulences des marchés de capitaux ont laissé leur empreinte» sur les résultats, avec notamment des dépréciations passées sur des actions ou des gains moindres qu'attendu sur des cessions.

Les marchés financiers ont beaucoup baissé sur la fin de l'été, face à un regain d'inquiétudes sur l'ampleur du ralentissement économique en Chine.

A l'échelon opérationnel, le bénéfice d'exploitation de Munich Re a diminué de plus de 36% par rapport au troisième trimestre de 2014, atteignant 579 millions d'euros. Le réassureur souligne que ce résultat a pâti de coûts exceptionnels, notamment des investissements.

Les coûts de catastrophes naturelles sur la période de juillet à septembre ont été de 62 millions d'euros, moins que les 100 millions d'euros du même trimestre de l'année précédente. Les dégâts les plus chers ont été causés par le tremblement de terre sur la côte du Chili en septembre.

Les coûts des dégâts liés à l'homme ont eux atteint 324 millions d'euros, contre 158 millions un an plus tôt.

(ats)

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