Santé: 400 millions de personnes privées d'accès aux soins
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Santé400 millions de personnes privées d'accès aux soins

400 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès aux plus élémentaires services de santé selon un nouveau rapport.

Photo d'illustration - ci-dessus, un nourrisson reçoit un vaccin oral contre la polio près d'Hyderabad (Inde).

Photo d'illustration - ci-dessus, un nourrisson reçoit un vaccin oral contre la polio près d'Hyderabad (Inde).

AFP

Quelque 400 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès aux plus élémentaires services de santé, affirme un rapport de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale de la santé paru vendredi.

Selon un nouveau rapport intitulé «Suivre la couverture santé universelle» basé sur des données de 2013, au moins 400 millions d'individus dans le monde sont privés d'accès à des services de santé aussi élémentaires que le suivi prénatal, les vaccinations infantiles, le traitement de la tuberculose ou même l'accès à l'eau potable et aux services sanitaires.

«Ce rapport est une sonnette d'alarme: il montre qu'on est loin d'avoir atteint l'universalité des soins de santé», a affirmé Tim Evans, directeur du département Santé et Population de la Banque mondiale dans un communiqué.

«Étendre l'accès aux soins»

«Nous devons étendre l'accès aux soins et protéger les plus pauvres des dépenses de santé qui leur causent de sévères difficultés financières», a-t-il ajouté.

Ce rapport, le premier du genre, selon la Banque mondiale, à mesurer les services de santé dans 37 pays, montre également que 6% des habitants des pays examinés s'enfoncent dans l'extrême pauvreté et ne disposent plus que de 1,25 dollar par jour pour vivre, parce qu'ils doivent s'acquitter de frais de soins.

«Ces forts taux de paupérisation mettent à mal notre but d'éliminer l'extrême pauvreté», a ajouté Kaushik Basu, l'économiste en chef de la Banque mondiale.

L'OMS et la Banque mondiale recommandent que les pays poursuivent l'objectif d'une couverture de santé universelle pour au moins 80% de leur population et que «chacun, partout, soit à l'abri de devoir faire des paiements catastrophiques de santé qui les appauvrissent».

(AFP)

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