Festival – 5 bonnes raisons d’aller aux 20 ans du LUFF
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Festival5 bonnes raisons d’aller aux 20 ans du LUFF

Le Lausanne Underground Film Festival mêle projections, performances sonores et workshops du 20 au 24 octobre.

par
Laurent Flückiger
 «After Blue (Paradis sale)» de Bertrand Mandico, à voir mercredi 20 octobre à 20 h à la salle Paderewski à Lausanne.

«After Blue (Paradis sale)» de Bertrand Mandico, à voir mercredi 20 octobre à 20 h à la salle Paderewski à Lausanne.

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Une ouverture et une clôture singulières

L’édition 2021 du LUFF débute mercredi à 20 h avec «After Blue (Paradis sale)» du Français Bertrand Mandico décrit comme «l’une des expériences les plus singulières de ces dernières années». Un télescopage des genres western, SF et heroic fantasy où Roxy et sa mère Zora traversent des terres hostiles pour éliminer la sanguinaire Kate Bush. Dans «Earwig» de Lucile Hadzihalilovic, on y suit Albert chargé de remplacer les dents de glace de la jeune Mia chaque fois qu’elles fondent et qui un jour reçoit l’ordre de la préparer pour un voyage. À voir le samedi à 20 h.

Films (de) cultes

Le LUFF a sélectionné quatre exemples de la «christiansploitation», soit quatre films commandités dans les années 70 et 80 par des congrégations religieuses et projetés alors dans divers lieux de culte. «The Amusement Park», «If Footmen Tire You What Will Horses Do?» «The Burning Hell» et «Image of the Beast» puisent du côté du cinéma de genre (horreur, fantastique, anticipation) pour «enrober leurs messages d’une forme attractive». Quatre pépites tournées avec des moyens ridicules mais qui ont fait plus de spectateurs que
n’importe quel blockbuster sorti à l’époque.

Une carte blanche à Nicolas Winding Refn

Le LUFF a Nicolas Winding Refn. Bon, en vidéo, mais quand même. Comment ça Nicolas qui? S’il vous plaît. C’est le réalisateur à qui on doit, entre autres, «Drive» (2011) avec Ryan Gosling. Le festival l’a contacté «dans un élan de folie mégalo» stimulé par sa cinéphilie décalée, et il a accepté. La carte blanche du Danois se compose ainsi: la curiosité érotique «Bacchanale» (1970) de Lem & John Amero, le drame poisseux et violent «Mixed Blood» (1984) de Paul Morrissey et les extraterrestres accrocs aux endorphines de «Liquid Sky» (1984) de Slava Tsukerman.

Beaucoup de musique

Le LUFF, ce n’est pas que des films, c’est aussi (beaucoup) de musique live. Avec, en vrac, Les Sirènes, Moor Mother, Lydia Lunch & Ian White ou Dennis Tyfus. Ceux qui étaient venus en 2019 seront sûrement heureux d’apprendre le retour de Lucianio Maggiore & Louie Rice, actifs dans le domaine de la musique électroacoustique. Les deux Britanniques avaient marqué l’édition par leur performance pour stroboscopes, sifflets et claquements de mains. Pour vendredi, à 0 h 15, ils annoncent «un mélange de basses lourdes et de voix calmes, avec beaucoup de mouvements à travers tout l’espace».

Quatre thèmes pour un Off

Le Off du LUFF se déroule tous les soirs dès 19 h sous le chapiteau de l’esplanade du Casino de Montbenon. Quatre thèmes rythment l’offre gratuite du festival: écœurement, dépassement, déconstruction et apaisement. Cela passe, notamment, par des performances sonores, comme celle de Baby Volcano, une artiste guatemalteco-suisse dont l’outil de travail est son corps (mercredi, 21 h), et celle d’Iolani (jeudi, 19 h 45). Cette dernière, à l’aide des techniques d’effets spéciaux, se crée des personnages qu’elle fait vivre en utilisant l’horreur pour sortir de la norme. Âmes sensibles, ne pas s’abstenir.

Infos et billetterie: www.luff.ch

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