14.09.2020 à 20:02

Suisse5G: pas de coup d’accélérateur pour la santé

Le Conseil national ignore la préoccupation des citoyens et enterre ce lundi par 102 voix contre 75 une motion de commission demandant d’accélérer la recherche sur les effets sanitaires de la téléphonie mobile.

Le National n’a pas réussi à accélérer les recherches sur les effets de la téléphonie mobile sur la santé (photo d’illustration).

Le National n’a pas réussi à accélérer les recherches sur les effets de la téléphonie mobile sur la santé (photo d’illustration).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Le National a enterré lundi la motion qui réclamait une surveillance de l’exposition de la population au rayonnement non ionisant, la création d’un service de consultation de médecine environnementale et l’intensification de la recherche sur les effets de la 5G sur la santé. Ces mesures, préconisées en novembre dernier par le groupe de travail «Téléphonie mobile et rayonnement», devraient être mises en œuvre au plus tôt, ont indiqué pour la commission Benjamin Roduit (PDC/VS).

Des incertitudes demeurent en effet quant aux effets sur la santé. Le groupe de travail n’avait pas réussi à se mettre d’accord sur les éventuelles adaptations des valeurs limites visant à protéger les gens du rayonnement non ionisant. «Et le calendrier prévu par la Confédération laisse présager le pire: beaucoup d’études ne devraient aboutir qu’en 2022», a poursuivi le Valaisan.

Le temps presse pourtant. De nombreuses antennes supplémentaires sont installées. Et les demandes de moratoires se multiplient dans les cantons. Mais rien n’y a fait. La cheffe du Département des télécommunications Simonetta Sommaruga a reconnu la nécessité de restaurer la confiance, mais elle a souligné que le texte ne pouvait pas être mis en œuvre en quelques semaines.

Il y a des règles relatives aux adjudications qu’il faut respecter, a-t-elle souligné. Et la Confédération n’est pas restée les bras croisés: l’ensemble des demandes du groupe d’experts est sur les rails. Le service de consultation de médecine environnementale devrait par exemple être mis en place d’ici fin 2022 au plus tard.

La droite a aussi rejeté la motion. «Demander de nouveaux rapports ne fera qu’apporter du retard au retard», a déclaré Marcel Dobler (PLR/SG). Il s’agit de mesures dilatoires, selon lui.

(ATS/NXP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!