Actualisé 14.06.2017 à 02:02

Colombie60% des armes des Farc déposées d'ici mercredi

Les Farc remettent un deuxième lot d'armes concernant 30% de l'arsenal et portant donc à 60% la part totale déposée à l'ONU.

Les FARC ont remis mardi un lot de fusils, pistolets, lance-grenades et lance-missile à la mission de l'ONU chargée de les récupérer en Colombie. Cette démarche était prévue dans le cadre de l'accord de paix historique signé entre cette guérilla et le gouvernement.

«Une étape très importante de l'abandon des armes est en train de se concrétiser», avec la remise entre mardi et mercredi d'un deuxième lot concernant 30% de l'arsenal et portant donc à 60% la part totale déposée d'ici mercredi auprès de l'ONU, a déclaré le président colombien, Juan Manuel Santos.

La semaine dernière, environ 2300 armes des FARC avaient déjà été remises par la guérilla, la plus importante de Colombie, en application de l'accord de paix signé en novembre dernier.

«L'abandon des armes, pleinement réalisé jusqu'à maintenant, n'est qu'un des engagements mutuels à remplir» dans le cadre de cet accord, a souligné mardi l'un des commandants guérilleros, Pablo Catatumbo, à La Elvira, l'un des 26 points du pays où sont concentrés les quelque 7000 membres des FARC, qui rendent les armes et préparent leur retour à la vie civile.

Trois monuments

Les 40% restant de l'arsenal des FARC doivent être remis à l'ONU le 20 juin. Selon l'accord de paix entre le gouvernement du président Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), le désarmement aurait dû se terminer à la fin mai. Mais les parties ont reporté cette échéance en raison de problèmes logistiques.

La mission de l'ONU avait estimé l'arsenal des FARC à environ 7000 armes. Selon l'accord de paix, avec l'armement récupéré, puis fondu, trois monuments seront érigés: un à New York, un à Cuba - siège des négociations de paix - et un en Colombie.

Depuis plus d'un demi-siècle, le conflit armé colombien a impliqué une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires d'extrême droite, officiellement démobilisées depuis 2006, et les forces de l'ordre, faisant au moins 260'000 morts, plus de 60'000 disparus et 7,1 millions de déplacés.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!