01.04.2018 à 04:26

Venezuela68 morts dans une prison: 5 policiers arrêtés

Cinq policiers soupçonnés d'être impliqués dans une émeute et un incendie meurtriers ont été arrêtés samedi.

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LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

AFP
L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

AFP

Cinq responsables de la police vénézuélienne ont été arrêtés, a annoncé samedi le parquet. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans une émeute et un incendie qui ont fait 68 morts mercredi dans les cellules surpeuplées du siège de la police de l'Etat de Carabobo.

Le procureur n'a pas donné de précision sur le déroulé de l'émeute, la plus grave depuis plus de 20 ans. Des proches de détenus décédés et un prisonnier qui a survécu ont indiqué à Reuters qu'il y avait eu une fusillade mercredi matin dans cette prison, située à Valencia, la capitale de l'Etat. Selon la veuve d'un détenu, des responsables ont arrosé le secteur d'essence, ce qui a déclenché un feu qui s'est propagé dans les cellules.

L'opposition a accusé le président d'être incapable de réformer les prisons où règne une situation anarchique, où les détenus portent ouvertement des armes et commanditent des crimes de leurs cellules.

Les autorités vénézuéliennes maintiennent des personnes en détention dans des commissariats, dans des conditions inadéquates, parce que les prisons sont surpeuplées, expliquent les ONG spécialistes des droits de l'homme au Venezuela.

Silence du gouvernement

Le gouvernement est resté silencieux sur cette affaire pendant plusieurs jours. Il a finalement publié un communiqué vendredi soir pour présenter ses condoléances aux proches des victimes. Le président ne s'est pas encore publiquement exprimé sur le sujet.

Nicolas Maduro devrait être réélu en mai lors de l'élection présidentielle, malgré l'hyperinflation, cinq années de récession et l'insécurité qui règne dans le pays. Une grande partie de l'opposition a prévu de boycotter le scrutin.

La télévision publique a surtout diffusé des images de Vénézuéliens à la plage pour le week-end de Pâques tandis que les ministres ont gardé pour l'essentiel le silence sur la catastrophe de Valencia.

Delcy Rodriguez, la présidente de l'Assemblée constituante, a apporté son soutien au gouvernement. «Nous refusons que la douleur des Vénézuéliens soit utilisée comme un instrument politique», a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

(ats)

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