France: 7 à 10 ans de prison pour un vol de tableaux

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France7 à 10 ans de prison pour un vol de tableaux

Trois hommes sont jugés pour le casse du Musée d'art moderne de Paris. Picasso, ou encore Matisse, faisaient partie du prestigieux butin.

Les auteurs du casse du Musée d'art moderne de Paris comparaissent actuellement. Suite à ce dernier, les visiteurs avaient trouvé les portes du musée fermées. (vendredi 3 février 2017)

Des peines de sept à dix de prison ont été requises vendredi à Paris contre trois hommes, dont l'un surnommé «l'homme-araignée», pour le casse le plus spectaculaire de ces dernières années, le vol de cinq toiles de maître au Musée d'art moderne de la capitale française en 2010.

Chefs-d'oeuvre disparus dans la nature

Cinq merveilles de Picasso, Matisse, Modigliani, Braque et Léger ont été volées dans la nuit du 20 mai 2010, sans déclencher aucune alarme, et restent à ce jour introuvables. Ces disparitions ont «porté atteinte au patrimoine de l'humanité», pour la procureure Anaïs Trubuilt.

Outre les peines de prison, les amendes maximales ont été requises. La peine la plus lourde a été demandée à l'encontre de Vjéran Tomic, dit «l'homme-araignée», 49 ans: le parquet demande dix ans de prison, 300.000 euros d'amende et une interdiction d'exercer toute activité dans la vente de bijoux et d'oeuvres d'art pendant cinq ans.

«L'homme-araignée»

Tomic, un as de la varappe doublé d'un voleur talentueux, avait reconnu le vol dès son arrestation. Le cambrioleur, dont «le professionnalisme frise l'excellence», «n'a rien d'un gentleman» avec ses quatorze condamnations au casier, dont plusieurs vols avec violence, relève la procureure.

Des accusés au profil atypique

Contre Jean-Michel Corvez, un antiquaire de 61 ans pour lequel Tomic avait déjà «fait des coups» et qui lui avait passé la commande d'un Fernand Léger, la procureure a demandé 8 ans de prison, 150.000 euros d'amende, la confiscation de sa propriété et une interdiction d'exercer dans le commerce d'oeuvres d'art pendant cinq ans.

L'accusation décrit cet homme élégant comme un délinquant chevronné, à «l'absence totale de culpabilité»: il a refusé de donner l'identité de son commanditaire -- un riche Saoudien selon ce que Tomic a entendu dire --, n'a cessé de chercher à minimiser son rôle, reconnaissant à peine avoir relayé «une demande -- et pas une commande» pour un tableau de Fernand Léger.

Sept ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende ont été réclamés à l'encontre de Yonathan Birn, 40 ans, un horloger qui avait recelé les toiles avant, dit-il, de «s'en débarrasser».

La procureure a demandé à l'encontre de ces trois hommes, des «associés» qui comparaissent libres, des mandats de dépôt à l'audience.

(AFP)

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